CLAUS MIDI

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Aujourd’hui, j’avais très envie de vous parler d’une super adresse. “Claus”, un petit resto/salon de thé/épicerie entièrement dédié au “p’tit déj’” ou « Frühstück » en allemand… parce que, oui, Claus est allemand. Ici, il se prend sous toutes ses formes soit à emporter à l’épicerie au rez-de-chaussée, soit à table dans le petit salon à l’étage.

Le côté épicerie est super chouette : ouvert, joli et très lumineux. On y trouve des viennoiseries et toutes sortes de pains frais et croustillants, un tas de gâteaux maison absolument divins (scones, cookies, cake carottes/noisettes, cake au chocolat, cake orange/sésame, clafoutis rhubarbe/framboise…), du fromage blanc, des jus de fruits Alain Milliat (je n’en rajoute pas, vous savez déjà que je suis fan), de la pâte à tartiner Oorain, des céréales et du granola bio, tout un tas de confitures Christine Ferber (déjà testées et approuvées… souvenez-vous), de nombreux thés du Palais des thés et j’en passe ! 
Bref, un large choix de très bons p’tits produits comme on les aime, accompagnés de spécialités “home made” fraîchement préparées. De quoi donner envie d’y passer en sortant de chez Louboutin (dans la galerie Véro-Dodat juste en face) (oui, il est bon de rêver, parfois…) pour aller y chercher son p’tit sac de scones frais bien chauds, mmmh !
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DIOR, LE PYJAMA COUTURE

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Raf Simons invente par la voie de Dior le concept Emmaüs : prêt-à-snober. Un fois de plus, le designer de Dior, plus inspiré pour créer la mode masculine que la mode féminine, nous donne une collection en dehors du temps. Concept Madame Dior qui s’habille chez Emmaüs, (crise oblige), vêtement déstructuré, explosion de couleurs « Has been » de l’année dernière, incompréhension par la structure mais aussi par le fil d’Ariane que nous ne pouvons suivre.

En présence de Madame Wintour, et d’autres personnalités de la presse qui nous déclarent avant la collection à la question sur Raf Simons : « Pensez vous que la collection sera belle ? On nous répond : Nous dépensons plusieurs dizaines de millions de dollars chaque année dans les magazines de mode pour la marque, pensez-vous que les journalistes oseraient faire un article contre la collection de Dior !!! »

Dior, “Ready-to-Wear Spring/Summer 2015 Collection in Paris” Pyjamas combinaisons pour femmes riches rehaussés d’une ceinture en cuir, shorts et manteaux longs en lin « La mode des femmes actives qui prennent le métro » nous confie Raf Simons. Mais, cela ne colle plus car la femme Dior ne prend pas le métro, mais plutôt sa limousine, au même titre que la femme Chanel ne fait pas ses courses dans les supermarchés de Neuilly en tailleur Chanel.

Toujours étonnant d’entendre de telle déclaration de personnes qui ne prennent certainement pas le métro. En réalité, s’il le prenait, il présenterait une collection plus proche de la réalité.

Que Monsieur Simons regarde sa collection dans le miroir de la cour monté à l’occasion, pour se rendre compte de la tristesse de cette collection. La seule performance de Monsieur Simons, c’est d’être encore là, à ce jour, dans la maison Dior.

I KARL, I PHONE, I WATCH

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«J’aime celle-ci – parce qu’elle est noire, et que je ne porte que des montres noires”, a déclaré Karl Lagerfeld, assis entre Jonathan Ive d’Apple et le designer Marc Newson. 

Il ne peut y avoir une plus grande approbation du projet montre d’Apple comme un objet de mode attrayant – la montre numérique multi-tâches – ce qui fait que le monde est monde et que la mode est mode et Karl qui n’a certainement pas de Iphone mais un butler avec un téléphone greffé a l’oreille par un grand chirurgien Allemand . 
Marc Newson a été impliqué dans le design de la montre, qui fonctionne en phase avec votre iPhone. Paul Deneve – anciennement Directeur Général du Groupe Yves Saint Laurent à Paris, et maintenant vice-président des projets spéciaux pour Apple – était aussi présent, ce qui prouve combien technologie s’aligne avec la mode. En realité, c’est la technologie qui veut rentrer dans la mode. 
Sarah Andelman, la plus cool créatrice de boutiques, mais surtout, en tant que fondateur de Colette, embrassa l’iPad dès son arrivée et déclare : “maintenant on va voir combien de clients potentiels vont mettre leurs noms sur la liste d’attente pour la montre Apple, qui sera livrée début d’année prochaine. 
“Colette vogue sur ​​l’air du temps – ce qui est dans l’air», a déclaré Sarah. “Cela ne veut rien dire mais à écouter ? .” 

ALEXIS MABILLE

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Alexis Mabille, à l’Hôtel Salomon de Rotschild, signe une collection féminine chic et désirable, et la rumeur sur internet de sa collaboration avec le groupe H&M n’est que pure fantaisie.
Alexis Mabille revendique pour l’été prochain une mode sexy, célébrant le désire et jouant avec la sensualité du corps féminin par des coupes très maîtrisées. L’essence même de son défilé “la fraîcheur, la fluidité, la décontraction et la nonchalance d’une femme moderne et assumée, terriblement française et terriblement libérée”.
Cette collection d’une trentaine de modèles fait la part belle aux tenues de soie sexy, trench à capuche et gabardine de coton blanc inspirée du peignoir des hôtels ultra-luxes du sud de la France. Pour le soir, blouson façon smoking et pantalon taille haute.
Bravo, Monsieur, pour ce moment de sexualité moderne, un moment fort en émotions surtout dans une société où le seul contact érogène avec l’être chassé réside dans le frôlement d’un doigt moite sur un écran lisse et froid ; celui du Iphone.
Mais, au delà de la collection, nous avons vu dans ce show un esprit glamour et hyper sensuel qui nous rappelle les émotions que nous avons eu avec Monsieur Yves et ses collections. Oui, il est là, tapis dans l’ombre, quelques années encore et nous aurons la pleine expression du meilleur du meilleur, et cela nous met en fête. 
Anonymode

SADE A ORSAY

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Une partouze pour la bande-annonce de l’expo “Sade” qui va se tenir au musée d’Orsay à partir du 14 octobre (jusqu’au 25 janvier). 
Dans le cadre de la manifestation où seront rassemblées des oeuvres de Goya, Géricault, Ingres, Rops, Rodin, Picasso témoignant de ” la révolution de la représentation ouverte par les textes de l’écrivain”, l’honorable institution des bords de Seine a demandé à David Freymond et Florent Michel de livrer leur vision de l’oeuvre de l’écrivain sulfureux (1740-1814), inventeur – malgré lui – du “sadisme”. 
Le résultat ? Une caméra qui tourne autour de dizaines de corps nus qui s’étreignent comme la scène finale controversée du film “Le Parfum”. Aux abris, les groupes scolaires !

MY CUP OF TEA

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Le Tea Caddy est l’une des adresses parisiennes que j’affectionne le plus comme Britannique. C’est un joli petit salon de thé auquel il fait bon se rendre en automne/hiver quand les températures dégringolent. Un côté hors du temps que l’on trouve à la fois dans des boiseries, des meubles, et même dans la vaisselle de nos grand-mères en porcelaine. Comme dans un petit cocon douillet, calme et silencieux (on y chuchote plus qu’on y parle), on peut s’y poser pendant des heures avec un thé. Son aspect un brin désuet est plein de charme, lui donne un petit côté hors du temps. La patronne, une ancienne cadre d’une grande société multinationale, a décidé, il y a 10 ans, de changer de vie, sous la pression permanente de ses patrons. Elle souhaitait réussir sa vie, plutôt que de réussir dans la vie. Avec le Tea Caddy, finalement, elle a réussi les deux.

Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on peut à la fois y aller pour le brunch, le goûter et le déjeuner. On y mange des quiches, des tartes salées et sucrées, des soupes, des gratins de légumes, des salades, des œufs cuisinés de toutes sortes de façon, des pâtisseries affriolantes et j’en passe ! La carte des thés est impressionnante et assez originale. Bon dimanche et bon brunch, si c’est au programme pour vous aujourd’hui !

The Tea Caddy
14, rue Saint Julien le Pauvre (5è) – M° St Michel
Ouvert tous les jours de 11h à 19h.

LE NEW COUTURE SHOWROOM

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La Fashion Week, c’est certes des dizaines de défilés, mais c’est aussi l’occasion de pousser la porte de showrooms qui tentent de capter le flux des visiteurs venus du monde entier assister à la semaine du prêt-à-porter féminin.

C’est à l’hôtel Burgundy que s’est tenu, du 23 au 26 septembre le New Couture Showroom, organisé en partenariat avec Muriel Piaser, Consultante en Mode Internationale. Ce showroom mettait à l’honneur des créateurs russes. Igor Gulyaev, F. Fancy, Alina German et Natalia Goncharova présentaient leurs collections respectives aux styles différents mais dont le point commun est la qualité des finitions, détails et matières employées. Les trois premiers designers avaient déjà exposé leur travail au printemps dernier, dans un salon de l’hôtel Park Hyatt, à Paris. Tous ont déjà une certaine notoriété
dans leur pays et une certaine maîtrise du design. Certains d’entre eux habillent des stars (Whitney Houston Ornella Muti, Lara Fabian, par exemple, pour Igor Gulyaev) et sont protégés par des organisations comme la Saint-Petersburg Fashion Week.

Leur but pendant cette semaine de la mode à Paris où ils sont encore méconnus est de séduire des acheteurs d’Europe de l’Ouest. Nadya Kozevnikova, directrice des Editions “Elle” Russie croit en eux et soutient la jeune garde de la création de son pays : “Beaucoup de marques de l’Est ont un potentiel colossal. Ils travaillent en Russie à une échelle artisanale mais ils ne savent pas comment s’implanter sur le marché européen”.
Ces créateurs émergeants, dont les parcours différents, ont tous une attirance pour le non-conventionnel, sans pour autant délaisser l’élégance. Ils ont la volonté d’apporter quelque chose de neuf et d’étonnant à la mode.
On peu à tort croire que les motifs réalisés par F. Fancy sur ses tenues sont imprimés. De près, on voit qu’il n’en est rien : ils sont en fait tous brodés. Un travail particulièrement impressionnant et conséquent qui n’exclut pas l’utilisation des meilleures matériaux. Pour la prochaine collection printemps-été, baptisée “The Cocktail”, 25 tenues illustrent la capacité du créateur à réaliser des coupes sophistiquées et des motifs géométriques complexes.
Alina German est créative et développe une esthétique visionnaire en utilisant sur ses vêtements des jeux de transparence subtiles. Pour l’été prochain, elle favorise le noir avec quelques touches de couleurs vives (rouge, vert, orange, blanc). Rayures, géométrie, cuir épais, gros zips dorés, plumes, perles, franges sont utilisés par cette styliste dont certaines créations ont des tendances sportswear.
Quant à Natalia Goncharova, elle a en 2013 présenté sa première collection, “Varvara”, lors de la Fashion Week russe. Ses inspirations sont multiples et concernent les légendes et histoires de la Russie et de son peuple. Sont présentées au showroom des tenues répondant au thème du lézard : écailles sur une robe fourreau, queue de reptile ornant une autre robe, motif représentant le reptile sur un haut, utilisation récurrente du cuir… Les couleurs de l’été prochain oscilleront entre marron et rose.
Avant de créer sa propre marque en 2009, Igor Gulyaev bénéficiait de 18 années d’expérience dans l’industrie de la fourrure. Il a depuis reçu de nombreuses récompenses et assisté à plusieurs Fashion Week (en Slovaquie, aux Etats-Unis, au Kazakhstan…). Il a déjà travaillé avec Guy Laroche pour lequel il a créé une ligne de produits en fourrure. Mais le créateur ne se limite pas à ces activités puisqu’il habille également les enfants, crée des accessoires et de la décoration d’intérieur. Ses créations de prêt-à-porter sont pleines de romantisme. Elles font la part belle au tulle et au volume, sans pour autant transformer la femme en meringue. Il en fait plutôt une princesse des temps modernes, très féminine et élégante, à des prix tout à fait abordables, au vu du travail fourni et de la qualité des finitions.
Soucieuse à la fois des traditions et du modernisme, du bon goût et du perfectionnisme, il faudra désormais compter avec cette mode russe qui devrait rencontrer le succès sur nos terres occidentales. Une belle découverte qui a été possible grâce à des organisatrices aux petits soins pour leurs invités.
Clemode

LES NOUVEAUX GOUROUS DE LA MODE

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Le monde de la mode leurs prête des pouvoirs extraordinaires. Malheureusement, ces nouveaux gourous de la mode tels que « X & Consulting » sont des « bull sheeters ». Pas besoin donc se demander s’ils sont influents ? Bienvenu dans le monde d’une nouvelle puissance de papier (money) !!! 

Leur pouvoir est de trouver des hommes et des femmes influentes dans la mode. Hors, la plupart du temps, leurs invités aux shows sont leurs copains et les copains des copains ou de soit disant journalistes de la presse étrangère qui, en réalité, n’en sont pas, des « people !» mais, rarement de nouvelles clientes ou la presse spécialisée et influente. Aussi, les  stars et les vrais influenceurs ne sont-ils souvent là que par hasard, par la seule envie soit d’acheter pour les uns, soit d’écrire sur la mode pour les autres. 
Ces “gourous” influencent les maisons en raison des contrats juteux qu’ils signent avec elles pour organiser et promouvoir leurs shows. C’est ainsi qu’ils vont vous faire croire que Valérie Hash fait de la Haute Couture. C’est soit disant influenceurs sont les dirigeants des grands bureaux de presse de mode, inconnus du grand public et dont les noms ne font trembler personne et, surtout pas le groupe Canal-luxe, qui les titille depuis plusieurs années maintenant. 
Le secret nous dit le Dirigeant le Canal-Luxe.org, c’est que pour atteindre une audience de 13 millions de personnes l’année dernière, il est important d’avoir une droiture intellectuelle et de dire la vérité sur les collections même si cela est parfois dur. Mais, quand c’est non créatif ! Toutefois, cela n’entame rien la notoriété du designer qui peut se refaire la saison d’après.
Ce que l’on peut reprocher à ce milieu, c’est d’être corrompu car les marques paient pour que l’on parle d’elles et cela très cher. La presse est donc muselée puisque son modèle économique repose sur la pub. Lors des défilés, les rédactrices ou rédacteurs travaillent souvent en free lance pour un designer pour l’aider à se lancer ou à le promouvoir. Vous le retrouverez donc ensuite en bonne position dans le magazine. Et ainsi de suite…. 
Toutefois, je tiens à vous rassurer qu’il y a quelques professionnels dans ce milieu comme Christofolie press, Michel Montagne, Ritual Projects, Totem, etc… qui restent l’excellence de l’excellence de la mode à Paris.

Anonymode

ROWENA FORREST IN PARIS

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Depuis quelques années, on voit fleurir des concept-stores un peu partout dans la capitale. Loin des superstars comme Colette, Rowena arrive 23 rue du Cherche Midi pour nous offrir un endroit intimiste chic.

C’est dans une rue “Select” de la capitale parisienne (là où quelques scènes du films et chansons d’amour ont été tournées) que se niche cet écrin.

On pourrait se lasser des ouvertures incessantes de concepts pour Bobo hip en mal de nouveautés Fashion. On tombe pourtant bien vite amoureux de ce petit bijou pas comme les autres. Ouvert en septembre dernier la créatrice passionnée d’art et de culture à la française, nous propose ses créations fabriquées exclusivement en France.

Pour Rowena, c’est bien simple. C’était avant tout un moyen de « mettre en avant ses créations, et d’accueillir des visiteurs dans le centre de Paris». 
Voilà pourquoi 23 rue du Cherche Midi, là où il n’est pas rare de tomber sur des stars ou “people” et chanteuses qui habitent la capitale. J’y ai rencontré Kirsten Dunst le jour de ma visite.

C’est Nedjma Ketfi du Studio Bacciocchi, qui à réalisé l’ensemble des boujtiques Miu Miu et Prada dans le monde, qui nous donnent une copie parfaite d’un endroit où on se sent bien.
Nous vous souhaitons bonne chance Madame. N’hésitez pas les filles à pousser la porte sans inhibition. Vous ne serez pas déçu, à la fois par les articles et la qualité, mais aussi par les prix très raisonnables pour le quartier mais aussi pour les produits proposés, car le principal c’est de trouver l’introuvable. Et n’oubliez pas “La mode se démode, le style jamais” nous disait Coco Chanel.

LUIS BUCHINHO

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Le défilé de Luis Buchinho pendant la Fashion Week parisienne 2015, s’est déroulé 5 rue Vivienne à l’immeuble de la BNF en pleine rénovation. Le décor était fluo avec fresque au plafond du 18ème siècle. Une fois l’ancienne Miss France et quelques “People” arrivées, le spectacle commence avec assez peu de retard. Bravo pour l’organisation.

C’est dans cette atmosphère que le premier mannequin arrive : tailleur blanc sobre avec une ceinture noire portée haut chic et très très Ready-to-Wear. Cela change. Maintenant, reste à connaître les prix ? 
Globalement au risque de vous paraitre un peut court, je trouve que ce créateur en devenir a, depuis l’an dernier, certainement, acquis un plus grand potentiel que Raf Simons (que je n’aime pas), mais cela n’engage que moi car d’autre l’Adore (Dior). Le reste de la collection est un défilé de robes aux coupes asymétriques, aux tons pastels, pourpre et de pantalons satinés… On sent que Luis Buchinho s’est fait plaisir en mélangeant des couleurs pastels dans certaines de ses pièces avec audace.

AGNES B

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Au milieu des applaudissements, des dizaines de journalistes et photographes en délire, du tumulte qui accompagne traditionnellement les défilés, Agnès b., sereine, proposait, mardi 30 septembre, un “show” au “yoyo” (comme elle indique sur son carton d’invitation). Comprendre : une présentation au Palais de Tokyo de sa collection de prêt-à-porter printemps-été 2015.

La créatrice a réalisé plusieurs collections en une, aux styles et inspirations différents, et sans réelle ligne directrice. L’ouverture du défilé se fait avec des combinaisons à la Pierrot. Un côté provincial chic et rétro. Des matières sobres comme le lin, déclinées dans des tons de blanc, de beige, de gris. Epure et dénuement revisitent l’histoire de France, celle de nos terroirs, celle des femmes au travail, avec corsages, tricornes, rangs de boutons en cuivre et vestes croisées.
On fait ensuite un bond vers le XXIème siècle avec quelques tenues plus sport et dans des teintes plus foncées, à l’image de ce sweatshirt noir marqué “Dj Kolosse”.
Viennent ensuite des tenues colorées, des maillots de bain une pièce. Tout est dans la simplicité, sans aucune vulgarité ou nudité. Les imprimés sont inspirés du batik africain, des motifs jacquard, ainsi que de formes géométriques futuristes.
Les chaussures (ballerines, bottines, mules, derbys, sandales, baskets) étaient majoritairement plates, à l’exception de quelques escarpins. Maquillage léger, cheveux lâchés et légèrement ébouriffés, avec raie au milieu étaient de mise, parfois accompagnés de chapeaux, de discrets bijoux, de lunettes de soleil ou de cabas en paille.
Présente au premier rang du défilé, Nathalie Baye a apprécié la collection et se dit  “inconditionnelle” de cette créatrice de 73 ans qui a “5 enfants, et 16 petits enfants” et n’a “jamais cessé de travailler”, selon ses propos.
La présentation d’Agnès b. (accompagnée par une prestation live du chanteur Koudlam) est l’une des dernières de cette Fashion Week qui a vu défiler des centaines de tops en 9 jours et 91 défilés. Les mannequins étaient toujours aussi maigres et leur visage aussi triste que fermé. C’était donc un réel plaisir de voir, chez Agnès b. des jeunes filles fraîches et souriantes auxquelles on s’identifie tout à fait. L’une tire sa valise, une autre rejoint la bibliothèque, un ouvrage d’art sous le bras, une autre sort promener son chien. Des jeunes filles comme des milliers d’autres et qui ne courent pas les rues en escarpins, mais en ballerines colorées ! On se reconnait dans ces silhouettes de “girl next door”, mettant en avant poésie et humour.
Clemode

CHANEL ON STRIKE

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Après avoir inventé la femme Chanel faisant ses courses au supermarché, Karl Lagerfeld invente la rue Chanel ou la femme défile. Devant nous, c’est au Grand Palais ce matin que Chanel crée une rue de Paris complètement artificiel à l’image de sa mode peut-être sous les yeux de la très puissante Anna Wintour comme disent les journaux, mais sutout de Suzy Menkes.

Faut-il voir dans ce clin d’œil de Karl une extrapolation de La Chanel des années 2015, pas lavée, pas coiffée, qui descend dans la rue juste pour manifester.
Il ne vous aura pas échappé que certains modèles brodés de petites pierres en béton ou en métal faisaient partie déjà de la collection Haute Couture de juillet. « Une bonne idée doit être exploitée à fond » nous dit Karl Lagafeld. Mais, vous n’avez sûrement pas oublié que c’est Monsieur Paco Rabanne qui a lancé ce mouvement dans les années 60.
Enfin, un clin d’œil à la marinière de Jean Paul Gaultier, comme petit message du départ du designer du prêt-à-porter « By Karl ». La fin du show se termine par une manifestation. Karl est entouré de mannequins qui brandissent des panneaux avec de stupides revendications. C’est la Fashion Week. « C’est la vie mon Vieux »

KEN ODADA

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Japonaise diplômée du Bunka Fashion College à Tokyo tout comme Kenzo et Yohji Yamamoto. C’est en 2001 après s’être installée à Paris et avoir obtenu de prestigieux prix qu’elle crée sa marque éponyme : KEN OKADA. Elle ouvre en janvier sa boutique au 1 bis rue de La Chaise dans le 17ème à Paris.

La créatrice Ken Okada présente une collection printemps-été inspirée du film « Good Morning England », sous le signe de la rébellion, de l’audace et de la nouveauté. Une collection pop rock détonante qui marque un tournant dans l’histoire de la marque de la créatrice grâce à des tenues nuancées et avant-gardiste très inspirées par l’Union Jack.

Après le show, nous sommes partis dans les jardins du Palais Royal pour une sorte de happening ce qui était véritablement très rafraîchissant sous ce beau soleil parisien. Nous restons persuadés que Ken Okada a véritablement un fort potentiel, et que c’est une grande créatrice en devenir.

SHARON WAUCHOB

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C’est à l’Oratoire du Louvre que Sharon Wauchob a décidé de présenter sa collection de prêt-à-porter printemps-été 2015. Le défilé, qui avait lieu jeudi 25 septembre, était placé sous le signe du romantisme et de la légèreté. Pour cette collection la designer avait en tête, selon ses propos “la modernité ethnique de la fin des années 60 et du début des années 70”. Cela explique l’ambiance musicale pour laquelle elle a opté pour accompagner son show : des sons des années 60-70 choisis avec son partenaire Joshua et Mode-F.

Le printemps prochain sera, selon la créatrice irlandaise, sexy mais sage : les jeux de transparence sont nombreux, les jupes sont fendues jusqu’en haut de la cuisse, les décolletés sont profonds, mais tout est dans la subtilité. Jupes et robes s’arrêtent au-dessus du genou et côtoient de sages cols lavallières. D’épais manteaux viennent casser la délicatesse des silhouettes. 
Les matières choisies sont fluides, légères, à l’image des franges présentes sur certaines tenues et qui virevoltent au rythme des pas des mannequins. La dentelle est largement présente, donnant un esprit lingerie à ces tenues. Les couleurs sobres (noir, blanc, chair, et quelques touches de bleu nuit) facilitent l’impression qu’on pourrait aisément porter ces créations dont les détails sont magnifiques.
Aux pieds des mannequins, pas de talons ! Les chaussures sont plates, qu’il s’agisse de ballerines pointues ou de spartiates montantes. La femme Sharon Wauchob passera donc l’été à plat !
Le maquillage (Shu Uemura) est nude, la coiffure simple : raie sur le côté et queue de cheval basse.
Un défilé tout en sobriété, légèreté et subtilité. Vivement le printemps prochain pour voir de telles tenues portées !