LUMBERSEXUEL, "SEX TOY" FORMAT BUCHERON

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Après les métrosexuels, les «lumbersexuels» font référence à la légende de Paul Bunyan, “lumberjack” ou bûcheron en français, figure du folklore américain, personnage de contes pour enfants, dont la barbe et le look nature décriraient une toute nouvelle catégorie d’homme. Fantasme de la bourgeoise à la recherche de sensation forte reste un must pour la quinqua du 16ème arrondissement qui est en déficit chronique de relations sexuelles. Un “sex toy” format bûcheron canadien que l’on peut utiliser, user et en abuser. Oups… je mouille.  

Concrètement, une barbe, des chaussures de style rando (type rangers), un sac à dos et la chemise canadienne dont il faut ajouter à la panoplie un Mac dernière génération et un intérêt pour la nature, la faune comme la flore, en milieu urbain où il vit, la plupart du temps dans le marais. Il cache son 4X4 hybride dans un quartier différent du sien pour ne pas être pris (marketing oblige).
Il y avait déjà les métrosexuels, une tribue d’hommes hétéros, prenant soin de leur image, vivant en ville, ultra-consommateurs, des vestes de chez Paul Smith, des mêmes chemises en velours que Marlon Brando, et des sous-vêtements Calvin Klein. Une nouvelle catégorie d’hommes destinée au nouveau marché de la consommation, rôle que l’hétérosexuel de base, abonné aux journaux sur son ipad commande ses bières dans un magasin de la rue Quincampoix que l’on ne peut trouver nulle par ailleurs. Afficionados des capotes Durex, on l’appelle deux minutes douche comprise (car entre les sms qui arrivent et sa mère qui l’appelle, la recherche de son orgasme ne peut pas durer plus longtemps).
En 2005 vient l’übersexuel, « Un type d’homme ayant confiance en lui, masculin et stylé, respectant les femmes mais considérant seulement les hommes comme leurs confidents, lisant “The Economist ou Le Figaro» un type hétérosexuel viril, sensible et élégant, du genre George Clooney et Pierce Brosnan. Le Bono bobo baroque chic qui sent l’habit rouge de Berlin.
“Who’s next” – la femme enfant ayant toujours son nounours avec elle transforme son corps à grands coups de chirurgie esthétique et de botox pour se transformer en poupée Barbie mais avec un cerveau. L’histoire ne dit pas si le cerveau sera rempli ou pas ?

Anonymode

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LES NOUVEAUX INFLUENCEURS

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Notre monde est devenu un monde connecté. Les technologies de l’information sont venues s’incruster  dans nos vies et changer radicalement notre rapport aux autres. Il existe maintenant 1,2 milliard de media indépendants.
Selon un récent rapport, il y a une croissance exponentielle dans le changement des habitudes de consommation et les recommandations de bouche-à-oreille sont décisives dans l’acte d’achat d’un client.

L’étude, publiée en novembre 2014, a révélé que 92% des consommateurs du monde entier disent maintenant qu’ils font confiance aux informations relayées par les media sociaux. Cette attitude au-dessus de toutes les autres formes de publicité, augmente la part de marché mondial de 18% depuis 2013.

Une telle constatation souligne l’importance pour les marques d’adopter une approche plus sociale vers des relations publiques de communication et de marketing.
Si votre marque n’est pas sur les réseaux sociaux, nous vous invitons à plonger immédiatement dans ce nouveau monde. Avec les Réseaux d’Influences votre société prendra un essor exponentiel. “Net-a-Porter” lancé par le groupe Richemond est maintenant plus connu que sa marque de Joaillerie de luxe “Cartier” et a vu sa part de marché doubler en quelques années. Good Deal !

EN TOUTE HARMONIE LE DEBUT DE LA TYRANNIE

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Le président de Facebook, Mark Zuckerberg, projette de construire ‘Facebook City’. Il vient, en effet, d’acheter plus de 2 000 hectares de terrain au nord de San Francisco pour construire une ville qui pourra accueillir 10 000 employés de sa compagnie dans un premier temps.

C’est une information qui, somme toute, est passée inaperçue, mais ne l’est pas à nos oreilles. Car ce concept attire notre attention en pensant aux sociétés minières du 19 ème siècle. Si vous faites une analogie ou un parallèle avec ces sociétés, vous vous apercevrez que l’entreprise crée déjà des maisons pour les mineurs, en les mettant en situation de dépendance à l’entreprise.
Bienvenue dans le monde de ces supra supra riches qui veulent modeler la planète en fonction de leurs propres désirs. Mais, asservir les autres a toujours été pour certains un véritable but. Déjà Microsoft en imposant sur l’ensemble de la planète son Windows vient prendre sous contrôle 90 % de nos contemporains et de nos ordinateurs.
Aujourd’hui chacun veut prendre position de l’autre de façon dominante et cela depuis la nuit des temps.
C’est le même sujet pour Boko Haram qui veut sous prétexte religieux mettre sous influence une partie ou la totalité de certains pays, mais aussi notre monde occidental. Peut-on accepter ce que fait Facebook, et détruire Boko Haram ? Bien sûr, Facebook ne brûle pas des otages, ni ne tue personne. Toutefois, ne sommes-nous pas en présence de dictateurs modernes qui imposent aux peuples, en douceur et en toute harmonie le début de leur tyrannie ?
Bientôt, nous vivrons tous pour notre entreprise qui, au gré de son humeur, nous jettera où nous gardera.  Notre société ne nous donnera plus à manger ou du pain, mais nous privera de tout ce qui construit notre Monde. Les media sociaux, sans eux, bientôt vous ne serez plus personne. Pas mal pour une succession de 0 et de 1.

NARDIN

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La marque Nardin, rachetée en novembre dernier par le groupe Kering, a placé une partie de ses 320 employés au chômage partiel. “La crise de l’est est la raison principale: les effets depuis déjà une année”, a expliqué Patrik Hoffmann. Mais, nous, nous pensons que la crise Ukrainienne n’a rien à voir avec cela car les chiffres du groupe comme Hermès sont toujours en progression. La raison principale de cette baisse, c’est d’abord la marque qui n’apporte rien de plus que les autres marques de luxe.

Le nom Kering, d’ailleurs en danois, veux dire “verouillage”, espérons que cela ne va pas verouiller les ventes au point zéro. D’autres marques horlogères Suisses ont déjà mis en oeuvre des mesures de chômage partiel ces derniers mois. Le Groupe Richemont, numéro deux mondial du luxe, avait mis en oeuvre des mesures similaires à partir de novembre sur son site de Villars-sur-Glâne en Suisse.

Tag Heuer (LVMH) avait également annoncé fin octobre le dégraissement de 46 personnes et la mise au chômage technique de 49 autres collaborateurs.
Pour l’industrie horlogère suisse, ces derniers mois les défis se sont multipliés, car la forte hausse du franc suisse, à la suite de la décision de la banque centrale helvétique d’abandonner l’instrument qui limitait l’appréciation de la devise helvétique face à l’euro, vient miner leur marché. De même que la Suisse qui ne peut plus être un paradis fiscal, devra multiplier ses usines d’horlogerie et cela grâce à un Français dénommé Calvin. Etonnant Non !

TEMPERLEY LONDON

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C’est un hommage à Paul Poiret que Temperley a voulu faire avec sa collection 2015. Son mentor etait surnommé « le magnifique » ou « The king of fashion ». Ses modèles faisaient fureur, et il fut le premier à révolutionner la mode. Visionnaire et précurseur de l’Art Déco, pionnier de l’émancipation féminine, révélateur d’une nouvelle silhouette libérée du corset, il inspira plus q’un mode de vie, une attitude qui est encore là aujourd’hui. 

Les coupes simples, ses robes sinueuses et ajustées, ses pardessus de soie richement décorés créations audacieuses pour Temperley. Effluves délicates, inspirées de l’Orient donne à cette collection le ‘must’ de la Fashion Week de Londres.
Alice Temperley a grandi dans le Somerset, dans une ferme avant d’aller faire ses études à l’université à Londres. Elle est diplômée du “Royal College of Art”.

RASOIR CES ANGLAISES

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Depuis quelques semaines, les blogueuses vantent les mérites des rasoirs servant à raser leur visage. Une méthode qui permettrait de faire un peeling et ainsi retarder l’apparition des rides et d’avoir une peau plus douce. Marilyn Monroe et Elizabeth Taylor étaient des véritables adeptes de cette technique.
Se gratter la peau avec un petit scalpel ou se raser avec un rasoir jetable classique pour éliminer le fin duvet qui recouvre le visage afin d’exfolier l’épiderme. Tous les matins, ces Anglaises obsédées par les rides nettoient donc leur peau. Mais, nous nous leurs conseillons de ne pas boire “too much”, et de moins fumer, elles pourront ainsi constater que leur peau restera très très douce et jeune après quarante ans. Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas se frotter le visage avec une pierre ponce ?

RALF LAUREN NY

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Cet après-midi, j’avais froid dans les rues enneigées de New York. Le vent soufflait entre les gratte-ciel tourbillonnant comme s’il voulait venir me rappeler que j’avais eu raison de prendre mon manteau de fourrure. Compte tenu des précédentes collections, nous pouvons dire, en effet, que la fourrure est de retour sur les podiums de la Fashion Week New Yorkaise. 

Chez Ralph Laurens, les tons chauds marrons glacés ont conquis les parterres de journalistes de la presse des magazines américains. La femme Ralph Laurens automne/hiver 2015 sera une femme contemporaine, active et sophostiquée à la fois. 
Les Amérindiens d’Amérique du Nord qui avaient traversé le détroit de Béring au cours de la dernière grande glaciation devrait se retrouver pleinement dans les mélanges de plumes et de fourrures provenant du cercle polaire. 
Les Algonquins, surnommés par les européens, les “vrais hommes” avaient des costumes traditionnels qui ressemblaient beaucoup à la collection qu’on vient de nous présenter. Il est vrai que devant le froid, deux siècles plutôt ou à notre époque, rien ne vaut la fourrure pour s’en protéger. 

LA TYRANNIE DU BEAU

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Depuis l’Antiquité, nous sommes victimes d’un présupposé : ce qui est beau est bon !!! Aujourd’hui encore, tout le monde le pressent et notre vie tout entière est soumise à la tyrannie des apparences.
La beauté est un formidable outil de discrimination sociale que les élites imposent aux classes les plus basses. Dans le monde entier, les canons de la beauté sont ceux des Blancs diffusés par la télévision et le cinéma. Nous sommes, dès la naissance, soumis à la première des injustices : celle des apparences.
«Beaucoup plus que l’enfant beau, l’enfant laid est jugé responsable de ses échecs scolaires autant que de ses fautes. D’abord, par les instituteurs, puis par les professeurs et enfin, par les recruteurs. La beauté est un statut qui vaut diplôme : elle enrichit, comme la laideur altère, nos compétences. »
Mais, depuis quelque année, la norme change et les percings, tatouages nous aident à être plus tolérant avec l’autre. En les rencontrant on s’aperçoit que la plupart du temps qu’ils sont plutôt pacifiques et ne font que revendiquer leurs différences.

LE GOTHA DE LA MODE !!!

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C’est pour des raisons géographiques que l’aristocratie est surnommée Gotha. Cette expression prend ses origines de la ville de Gotha au centre de l’Allemagne, au sud du bassin de Thuringe entre les collines de Fahnerschen au nord et les monts de la forêt de Thuringe au sud.


C’est effectivement dans la ville de Gotha que fut édité le premier annuaire recensant les nobles en 1763. Baptisé almanach de Gotha, l’ouvrage répertorie les biographies des grandes dynasties régnantes d’Europe. 

Il était important pour certaines familles d’y figurer et ainsi d’entrer dans le « Gotha ». Le terme ne désigne plus seulement ce livre mais l’ensemble de l’aristocratie. Il est même désormais employé pour qualifier les zéniths de certains milieux comme le monde de la mode par exemple. Quant à l’almanach, lui-même, il a été interrompu en 1944 avant d’être repris en 1998 par un éditeur britannique.

FIBRE SYNTHETIQUE

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Hier, c’était le 16 février, et c’est une date importante pour les industries du textile et de la mode. En effet, le 16 février 1937 la fibre de nylon était breveté. Cette fibre synthétique fut élaborée par le chimiste américain Wallace Hume Carothers.


Tout d’abord, elle sera rapidement utilisée dans la confection des brosses à dents, puis pour la fabrication des bas. 

Son inventeur est né à Burlington dans l’Iowa en 1896. Il est l’aîné de quatre enfants. Wallace Hume Carothers commence ses études de chimie dans un collège du Missouri où il obtient son doctorat en 1924. Débauché par DUPONT pour travailler à la recherche fondamentale, il devient directeur du groupe chimie organique au laboratoire de la même maison. En même temps qu’il travaille sur le développement de la fibre nylon, il développe aussi le néoprène. 

Il souffrira toute sa vie de dépression psychiatrique. Malgré son succès avec le nylon, il ne croit pas avoir réussi sa vie. Son malheur s’accroît avec le décès de sa sœur tant aimée. En janvier 37, il se suicide dans une chambre d’hôtel à Philadelphie en buvant un jus de citron qui contient du cyanure de potassium. Il ne laissera aucune note explicative à son geste. On pourrait dire qu’il avait la fibre mais malheureusement pas celle de vivre.

LA MODE, OUTIL DE CONTESTATION

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Le saviez vous ? C’est un des symboles folkloriques de la Bretagne. La haute coiffe, en dentelle d’une trentaine de centimètres portée par les Bigourdènes, est à l’origine d’un signe de protestation faisant référence aux clochers des églises de Bretagne. 

Cette histoire remonte au XVIIe siècle époque à laquelle les habitants de la pointe bretonne s’étaient dressés contre Louis XIV, qui voulait augmenter les taxes (la révolte du papier timbré).

Le roi avait alors fait abattre les clochers dans tous les villages afin d’empêcher les manifestants de se rassembler à l’appel des cloches des églises. Les femmes écartées des émeutes avaient apporté leur soutien aux paysans en arborant de grandes coiffes représentants les clochers détruits – (Bigourdène en breton voulant dire Grandes Coiffes). Ces coiffes symbolisent les édifices détruits comme vous l’aviez compris. Une habitude qu’elles ont ensuite conservée en mémoire de la révolte .

Anonymode

BOULE A ZERO

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C’est souvent à cette période que les célébrités s’offrent une nouvelle tête en raccourcissant généreusement leur chevelure, comme Eva Longoria, ou bien en optant pour un changement plus radical, comme Tallulah Willis.  Avec des cheveux verts et longs (puis bleus, puis roses), tantôt avec une coupe garçonne blonde platine, elle a décidé de ne plus répondre à l’appel des teintures et du ciseaux pour succomber à celui de la tondeuse.
Souvenez-vous, en 1997 sortait A Armes Egales, de Ridley Scott, film dans lequel l’ex d’Ashton Kutcher campait la première femme à suivre un entraînement militaire intensif des Navy S.E.A.L. et n’avait pas hésité à se raser la tête. Par conséquent, tout comme maman, c’est Tallulah Belle, elle-même, qui a manié la tondeuse et qui a coupé au plus court ses dernières longueurs.

LA MODE AUX PIEDS DE CRYSTAL

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A l’occasion de la sortie du film Cendrillon, Disney a invité 9 grands créateurs à revisiter la pantoufle de verre de l’héroïne de conte de fées. Des modèles de rêve qui seront à retrouver aux Gale­ries Lafayette la veille de la Saint Valentin.
Et les noms de ces designers ont effectivement de quoi faire rêver : Paul Andrew, Alexandre Birman, René Caovilla, Jimmy Choo, Salvatore Ferragamo, Nicholas Kirkwood, Charlotte Olympia, Jérôme C. Rousseau et Stuart Weitzman, rien que ça. 
Chez Ferragamo, on l’imagine avec un talon cage, façon working girl qui marche d’un pas décidé (mais glamour) vers l’avenir. Stuart Weitzman l’ancre dans la modernité en imaginant une paire de low boots à dégradé de cristaux pour un style sensuel et trendy.
Lui préférant l’interprétation classique, Alexandre Birman opte pour un escarpin blanc traditionnel aux finitions travaillées : une large échancrure à l’avant couplé d’un talon vertigineux pour une cambrure de pied affolante.« Cendrillon est à la fois fragile et forte » explique Nicho­las Kirk­wood. « Le moment de la trans­for­ma­tion accentue ces deux aspects de sa person­na­lité et m’a donné l’ins­pi­ra­tion pour créer cette pièce clin d’œil à la magie du film. »
Moderne et festif, le modèle de Jérôme Rousseau reflète une Cendrillon festive et élégante à qui la nuit appartient. Cendrillon pourrait-elle enfin rentrer après les 12 coups de minuits ?
« Je pense que chaque femme mérite d’avoir son moment Cendrillon » assure Sandra Choi, direc­trice artis­tique de Jimmy Choo. « Ce conte est à l’aube d’une histoire d’amour et d’une fasci­na­tion avec les chaus­sures qui ne meurt jamais. J’ai voulu créer un soulier avec des paillettes sédui­santes, une silhouette fémi­nine et intem­po­relle en écho aux émotions de notre enfance. »
Paul Andrew conserve de son côté une version littérale de la pantoufle qu’il imagine transparente et parée de mille feux que le talon et l’avant.
Rene Caovilla enfin, reprend le mythe du bal pour habiller le classique escarpin de ses plus beaux atours festifs : une rivière de pierreries, un satin bleu cyan et différentes découpes flatteuses. Espérons que Cendrillon ne perdent aucune de ces pantoufles-là !

UNE DICTATURE DU BEAU

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La mode joue sur l’éphémère et sur un désir qu’il faut constamment renouveler. Associer le beau et la mode est simplificateur et incorrect. A cause d’une Américaine, qui a fixé, malgré elle, les normes de l’idéal féminin pour quelques décennies. Cette dernière s’appelle Wallis Simpson (1896-1986), duchesse de Windsor. Elle fut l’épouse américaine du prince Édouard, duc de Windsor, anciennement roi du Royaume-Uni et empereur des Indes sous le nom d’Édouard VIII. 


Ni belle, ni laide, mais plate et maigre, cette divorcée fait scandale en se mariant avec l’ex-roi d’Angleterre . Les Tabloïds s’entichent de cette femme de la haute qui s’habille chez les plus grands couturiers. « C’est le début d’une dictature du beau à la Française. Si, à cette époque-là, tout le monde prend pour modèle la duchesse, c’est à cause d’une conception pyramidale de la beauté, où il faut à tout prix ressembler à la personnalité dominante. La mode joue sur l’éphémère, le caprice, sur un désir qu’il faut susciter constamment.

En choisissant Wallis Simpson, les media imposent au monde entier les critères esthétiques de l’élite blanche : à partir de 1945, la Yankee maigrichonne devient la référence. Car, si la mode s’invente à Paris, elle se destine surtout à la clientèle américaine. Elle est photographiée à New York. Il faudra attendre Jean-Paul Goude, génial artiste publicitaire, pour briser le stéréotype. « Dans les années 1980, il lance des femmes aux origines diverses, comme Grace Jones ou Farida Khelfa” dit Laurent Cotta.

On s’est alors rendu compte que la vision du corps féminin définie par la haute couture était ethno-centrée. Pourtant, encore aujourd’hui, l’image de Charlize Theron, blon­de actrice défilant en robe longue dans la galerie des Glaces de Versailles pour une pub, reprend cet alliage de tradition française et de glamour hollywoodien, cliché absolu du beau.

La mode ne recherche pas l’essence de la beauté, mais pratique « l’alternance du beau et du laid » C’est surtout vrai depuis que Christian Dior, pour développer ses affaires, a entrepris, à la fin des années 1940, de démoder ses collections d’une saison à l’autre : à la ligne en A succédait celle en V, et ainsi de suite. Avant Dior, on achetait surtout un style : le classicisme de Lanvin ou la rigueur de Chanel.

Le phénomène des modes jeunes naît aux Etats-Unis à la fin des années 1930 chez les fans de jazz. Ils s’habillent en « zoot suit », parodie de costume-cravate, aux longues vestes et pantalons extra larges, surtout portés par les Noirs et les Chicanos. Au début des années 1940, leur tenue symbolise le refus des restrictions imposées par la guerre.

Le beau cède le pas à d’autres notions, comme le naturel. Après 1945, les jeunes s’affranchissent des codes bourgeois, plus du tout considérés comme sexy. Les beatniks aux Etats-Unis et les existentialistes en France empruntent leurs vêtements au monde ouvrier : un blue-jean et un simple tee-shirt en coton blanc. Jusque-là, ce n’était pas envisageable pour des étudiants de la classe moyenne. A partir de ce moment, la beauté n’a plus de rapport avec une classe sociale, mais avec la sensualité, l’attitude, la désinvolture. 

Ces décennies d’évolutions, de contradictions, de conflits entre la mode de l’élite et celle de la rue nourrissent les créateurs d’aujourd’hui. Adeline André incarne un raffinement sobre, proche du minimalisme. Le style de Jean-Paul Lespagnard  est plus exubérant. Et pourtant, ils se rejoignent : “Le beau, c’est la liberté d’être soi-même” affirme le Bruxellois.  Il  n’hésite pas à présenter ses collections dans une fabrique de saucisses. Il veut « montrer la beauté de la vie quotidienne ». Car aujourd’hui « on en revient à des plaisirs ».