DISCRIMINATION A GO MODE

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Si montrer une femme au cou cadenassé n’est pas rabaisser les femmes, et prendre comme accessoire de mode un collier d’esclave sur un mannequin noir serait t-il le message caché et subdiminal du racisme et misogynisme ordinaire des gens de la mode, d’hommes qui peuplent la grande majorité de cette profession..

Le monde de la mode est régulièrement taxé de racisme, ou plus souvent, de discrimination. En 2013, des mannequins noirs (Bethann Hardison, Iman et Naomi Campbell) ont envoyé une lettre aux Chambres Syndicales de la Mode de New York, Londres, Milan et Paris notant que «saison après saison, les maisons n’emploient qu’un seul ou aucun mannequin de couleur. Dorénavant, c’est presque zéro mannequin provenant de la seule région où nous sommes tous nés, et que nous cherchons à oublier : l’Afrique. Continent humilié et que nous avons pillé des plus grandes ressources de la planète.
Même si ce n’est pas intentionnel, le résultat est du racisme ou de la discrimination. En février 2014, 82,7% des mannequins embauchés pour les défilés de la Fashion Week étaient blancs, 9,1% étaient asiatiques et 6% étaient noires.
Maintenant, les femmes devront sur les podiums avoir un poids minimum. Ne pensez-vous pas que tel le DAECHE moyen, ait imposé toujours aux femmes les désirs des hommes ?
Mais, les Fédérations ne veulent rien imposer aux marques, à part, bien sûr, leurs cotisations. Alors, les maisons d’un style plutôt directe leurs disent “fermez votre gueule et nous vous verserons vos cotisations”. Un peu brute, mais réel, non ? Il est temps que les instances dirigeantes autocratiques élisent une femme à sa tête pour ne plus voir ces phénomènes revenir sur la table en permanence. Une femme pour la parité, mais surtout, pour empêcher les hommes qui venèrent leur maman, de se venger en imposant des lois “Has Been”.
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NARCISSIQUEMENT VÔTRE

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Avec les media sociaux les jeunes se voient influencer par le culte du narcissisme. Un peu d’histoire : dans la mythologie grecque, Narcisse est un chasseur originaire de Thespies en Béotie. Il est le fils de la nymphe Liriope violée par le dieu fleuve Céphise. Le culte du narcissisme c’est de recentrer sur sa propre personne l’ensemble des projecteurs. 

L’autoportrait n’a rien d’un phénomène nouveau. Des artistes comme Van Gogh, Matisse ou encore Frida Kahlo l’ont abondamment pratiqué.
N’avez-vous pas remarqué que ces jeunes ont un véritable culte de la personnalité publiant leurs images plusieurs fois par jour. Qu’ils soient jeunes, beaux ou laids, ils publient comme si tout le monde pouvait être une personne extraordinaire. A une époque où l’image prime, c’est une manière facile et rapide d’endosser une image plus flatteuse que la réalité, et redorer ainsi l’estime que l’on peut avoir de soi. C’est aussi une manière de se « vendre », soit auprès de ses proches, soit auprès de recruteurs potentiels, car l’apparence pour eux c’est d’abord la reconnaissance des autres mais avant tout c’est d’eux-mêmes, et que, derrière cette attitude, se cache un bon nombre d’insatisfactions sur eux-mêmes.
L’image, que lui renvoit le miroir ou le regard des autres, doit flatter son égo. Ils recherchent l’approbation, mais aussi l’admiration. Il y a une quête de pseudo célébrité. Symboliquement, les réseaux sociaux sont un miroir mondial
On peut, en effet, s’interroger sur l’impact de cette société de l’apparence sur l’image que nous avons de nous-mêmes. La personne, qui aura pu construire enfant sa personnalité, sera moins soumise à cette exigence de l’apparence sociétale. Et inversement, celui qui aura été à la recherche de la reconnaissance de ses parents, transposera cela sur la société. Il sera donc davantage soumis aux exigences de l’image et des codes sociaux, car toujours en quête de l’approbation sociale.

Anonymode

PLAYMOBIL UN APPEL A L’HISTOIRE

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Depuis 2011, Pierre-Adrien Sollier, peintre parisien, s’amuse avec les célèbres jouets pour enfants. Il a commencé en caricaturant des célébrités avec ses Playmobil puis s’est mis à revisiter les classiques de la peinture “pour rendre un hommage contemporain à tous ces artistes qui [lui ont] donné la passion de la peinture”. Il a ainsi fait de la figurine le héros des plus grandes toiles en remplaçant les personnages des grands classiques de la peinture par des Playmobil. Cette initiative a créé le buzz, mais a forcément aussi eu ses ennemis, accusant le peintre de défigurer et vandaliser les œuvres empruntées.
Pourquoi des Playmobil ? Pourquoi ces œuvres-ci et pas d’autres ? Avec sa série “En avant les histoires”, l’artiste dit vouloir “retranscrire les travers, les comportements, la superficialité de notre société qui cache parfois des réalités peu honorables”. Il ajoute : “J’utilisais souvent des Playmobil pour travailler mes compositions avant de commencer à dessiner, un peu à la manière des anciens qui utilisaient des petites figurines d’argile pour travailler à échelle réduite les jeux de lumières et d’ombre, ainsi que les proportions dans la perspective. J’ai toujours trouvé très expressif ce petit “Monsieur tout le monde” en plastique et au visage d’émoticône. Cela m’a donné envie de le mettre en scène pour raconter notre époque d’une manière décalée et ironique”.
Clémode
Les toiles détournées sont variées et de toute époque : de La Joconde et La Cène de Vinci à Nightawks d’Edward Hopper, en passant par Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte de Seurat, Le radeau de la Méduse de Géricault, La Liberté guidant le peuple de Delacroix ou La Laitière de Vermeer et Les Ménines de Velasquez.
Ces créations ne sont pas le résultat d’un travail d’orfèvre sur Photoshop : Pierre-Adrien Sollier peint intégralement ses toiles grâce à de la peinture acrylique. Son travail est à couper le souffle, une merveille de maîtrise et d’humour. Pour en savoir plus sur son travail : http://www.solliergallery.com/

SAPE COMME UN MILORD

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Pour l’avoir entendue et employée dans mes jeunes années, c’est une expression qui m’est familière. Je ne la trouve dans aucun dictionnaire, pas même dans les recueils de locutions. J’en étais arrivé à me demander si je ne l’avais pas imaginée. Et peut être qu’elle n’avait jamais réussie à franchir les frontières de mon quartier de Bobos déjantés. 
Et puis, enfin, je la déniche dans le roman “L’Empire des nuages” de François Nourissier. «Le jour où Louvigne, sifflant entre ses dents, remarqua : ‘T’es sapé comme un milord, Coco !” Ludovic compris que quelque chose clochait dans son élégance. Pour les Français, un Milord est un aristocrate anglais et, au-dessus de son titre nobiliaire, un Anglais riche et portant beau. 
Un type sapé comme un Milord est donc particulièrement élégant, mais avec un excès, une afféterie qui suscite un peu d’ironie.

FORT DE CAFE

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“Un peu fort de café”, voilà une expression archi-connue des gens de ma génération, et qui est délaissée ou ignorée par les jeunes consommateurs du XXIe siècle. 

Ils ne boivent pourtant pas que du Coca-Cola ou des “Soft drink”. Ils sont où ils seront aussi, des amateurs de moka ou d’arabica, nectar subtil qui voit des boutiques fleurir au quatre coins de la capitale parisienne, où seul le café est roi de la boutique, bien sûr.


Et, quand il leur apparaîtra difficile de stigmatiser certaines choses incroyables, pourquoi ne pas s’exclamer : c’est fort de café ? au lieu d’une expression telle que “c’est ouf”. De même qu’il est dur de boire du café trop fort, il est dur d’avaler certaines informations, ou d’admettre certains comportements. 

Mais, d’où vient cette expression ? Un quartier maître, qui rapportait d’Afrique une cargaison de café, rentra dans la soute pour inspecter la cargaison. Une odeur de pourriture va lui envahir les ‘narines’. La pourriture ambiante des sacs de café dissémine dans la cale une odeur pestilentielle. Alors, il s’exclama : “c’est fort de café”. Cette odeur et l’expression sont restées.

GENERATION Y

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La génération Y regroupe les personnes nées entre le début des années 1980 et le début des années 2000. L’origine de ce nom a plusieurs attributions : pour les uns « Y » grace au fil de leur baladeur sur leur torse qui forme un Y ; pour d’autres ce nom vient de la génération précédente, nommée génération X ; enfin, il pourrait venir de la phonétique anglaise de l’expression « Y » (prononcée waɪ), signifiant « pourquoi ».

Mais, peu importe, l’usage de la notion de génération est d’abord démographique. Le lien entre appartenance générationnelle et comportements, bref des bolosses comme il dirait pour nous, qui sommes nés avant 1960. Pour eux les 60 que nous sommes, sont Has Been, car si vous avez un compte twitter de 22 abonnés, pour eux, vous n’existez pas !!! Twitter, c’est leur quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol revisité.
Cette génération grossière, mais surtout pas élevée, se donne des airs de décontraction sociale et sexuelle qu’elle n’a pas. Mon fils, qui est de cette génération et vivant en Allemagne, me dit souvent que quand il se lève de table au restaurant quand une femme se lève pour aller aux commodités, elle pense d’abord qu’il va venir avec elle aux toilettes !!! En fait, elle comprend quand il recommence la même scène à son retour, et quand la femme agée de la table d’à coté, lui indique qu’elle n’a pas vu un jeune homme de son âge aussi bien élevé depuis plus de 20 ans.
La génération Y ou pour moi la génération Yakitori, qui mange japonais et qui pense que le modèle américain est un modèle absolu, prend appui sur le déphasage entre leurs besoins et leurs attentes, un mode de fonctionnement qui est un fossé générationnel .

L’apparition des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) donne une hiérarchisation différente dans la transmission des valeurs. L’Église, l’armée la famille seraient moins influents que ne le serait l’Internet ! Etonnant, non !  Moi, j’ai continué à transmettre à mes enfants les valeurs d’autrefois car une bonne éducation est toujours un plus pour leur futur.

Mais, ses bi-culturels qui parlent plusieurs langues, arrivent dans un pays et testent le pays en immersion totale, y compris pour la langue. C’est comme cela qu’un stagiaire britannique part un vendredi soir en lançant à sa patronne de 30 ans son ainée : “Salut ma poule et bon week !” surprenant et super drôle car cela nous a bien fait rire une fois à la maison. Toutefois, la décontraction ne doit pas nous faire perdre de vu, que certains sont des affreux voyoux qui se cachent dans votre entourage. Ce sont ceux que vous pouviez autrefois identifier par leur mauvaise éducation. Ils se mêlent aujourd’hui à la masse des non élevés et cela, nous pose un véritable problème pour les distinguer.

Anonymode

PÂQUES DANS LA MODE

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Pâques est la plus importante fête de la chrétienté. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ. Les Maisons du Luxe françaises développent des trésors d’inventivité pour proposer à leurs client(e)s un ensemble de chocolats brandés aux couleurs et logos de la marque. 

Dans un pays laïque, une fête catholique fêtée par tous et célébrée par toutes les grandes entreprises qui veulent, d’abord et, avant tout, faire du business, comme à Noël.

Toutes les marques donneront leur copie. Elles proposeront pour les meilleures clientes des pièces uniques en chocolat qui seront fabriquées en partenariat avec d’autres marques pour les fidéliser, et cela quelque soit votre confession.

“Business is business”. Avant tout, c’est d’abord un outil marketing qui va permettre d’attirer dans les boutiques les clientes en mal d’achat.
Pour les Catholiques, Pâques marque la fin du jeûne du carême, qui dure quarante jours. La Pâque, originellement, est une fête juive (ou Pessah). Elle commémore la sortie d’Égypte et la liberté retrouvée des enfants d’Israël, après avoir traversé la Mer Rouge.
La date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les Églises occidentales et les Orthodoxes. Bref, tout cela n’a pas vraiment à voir avec la mode, usuellement agnostique, mais l’argent n’a pas de religion et n’a pas d’odeur non plus.

140 ANS DE GEORGES BISET

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C’est le méchant Twitter brocardé par Stromae, dans sa dernière chanson. En effet, le Jacques Brel des années 2014 lance une diatribe contre les gens toujours connectés. Il est assez croquignolet de penser que lui-même doit sa notoriété au vidéo qu’il a publié sur YouTube, et représentant un quart de ses revenues.

C’est par une bande dessinée que le chanteur grossit le trait des réseaux sociaux à l’image d’un oiseau bleu qui grossit toujours et qui absorbe notre vie en se prétendant social, mais surtout, en supprimant notre vraie vie. C’est dit-il le ‘tweetpocalyspe’. En 1875, Georges Bizet comparait l’Amour a un oiseau rebel. 140 ans plus tard et dans un message de 140 caractères, Stromae nous trace l’histoire d’un oiseau du mal. Intéressant, non ? Un oiseau qui s’appelle Twitter.

Buzz assuré pour la nouvelle star belge qui s’assure ainsi déjà plus de 20 millions de mentions “j’aime” sur la vidéo, sur Instagram, et faisant ainsi, une campagne marketing mondiale. Il peut dire “sale Twitter”, mais merci pour son portefeuille, qui lui grossit comme l’oiseau twitter de plus en plus.

CICLOTTE

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Un objet de design, un outil de remise en forme, et un meuble tout en un, le Ciclotte mélange idées dans la forme et la technologie en repensant l’esthétique traditionnelle et l’ingénierie de l’exercice-vélo en appartement.
Ces vélos sont uniques, également pour leur design exclusif, qui évite de déranger l’esthétique de vos pièces. Avec un système de résistance électromagnétique ce principe, vieux comme le monde, est d’une efficacité et d’un design révolutionnaire.

Entièrement fabriqués en Italie, ces vélos sont, indéniablement, les objets que vous serez fier d’afficher dans votre maison et encore plus fier d’exercer avec chaque semaine. Donc, pour la somme de $7,499.00 (not a big deal), vous avez une sculpture utile.

APPLE WATCH

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Alors que la montre ne sera disponible qu’en précommande à partir du 10 Avril prochain, la montre des giggs de la marque Apple feront standing toute la nuit pour obtenir le précieux sésame. “Mon précieux rendez-moi mon précieux.”

Pour développer les applications Apple Watch, la marque à la pomme a demandé aux développeurs que l’utilisateur ne passe pas plus de quelques secondes à interagir avec la montre. L’Apple Watch se destine plutôt aux listes de tâche, qui se feront un malin plaisir de vous rappeler que vous avez oublié d’acheter du pain. 
L’Apple Watch semble également parfaitement adapté aux applications de transport, comme CityMapper qui vous ramène chez vous en vous indiquant le traffic des transports en commun, ou EasyJet qui met votre carte d’embarquement sur votre poignet.

Loin des applications lourdes, les applications disponibles sur l’Apple Watch, dont on sait ce que Siri pense d’elle, à sa sortie seront surtout celles destinées à vous simplifier la vie. On a hâte de tester tout ça ! Mais, pour nous, dans la mode, à quoi cet outil de com va nous servir ?

La vertu de remettre à nouveau une montre pour certains qui l’avaient délaissée au profit du portable, fera que nous serons de nouveau habitués à porter des montres. Il y aura un grand retour de la montre mécanique vintage qui fera la joie des fabricants de montres Suisse. La mode est un éternel recommencement et les technologies contribuent à nous rappeller le monde d’hier. Alors, peut-être verrons-nous de nouveau les parrains ou marraines offrir des montres à la Première Communion.

DITA VON TEESE

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Amis de longue date, Christian Louboutin et Dita Von Teese ont lancé il y quelques semaines une gamme de lingerie rétro-sexy noire et blanche, avec détails rouges. “XXXtian”, c’est le nom de cette collection justifié par la reine de l’effeuillage : “Christian signe ses mails “Xtian” et comme la nature de l’imprimé est érotique, nous avons décidé de baptiser la collection “XXXtian””.
Sexy et glamour, les 7 pièces (un string, un soutien-gorge, un porte-jarretelles, une guêpière, un déshabillé, une culotte et une culotte haute) sont un mélange de soie italienne, de dentelle noire de Calais, de cristaux Swarowski, de tulle et de petits nœuds en velours rouge.
“La toile de Jouy est l’essence de la sophistication féminine française du XVIIIème siècle. Qui d’autre que Dita pourrait incarner aussi bien une Marie-Antoinette moderne, ses courbes et son esprit célébrés sur une toile sublimant un soulier ou de la lingerie fine ?”, interroge le créateur.
Sont ici réunis le savoir-faire du chausseur qui a dessiné les motifs érotiques inspirés de la toile de Jouy, et l’univers burlesque et glamour de la pin-up, qui a privilégié des coupes sensuelles et rétros.
Les pièces issues de cette collaboration (en série limitée) sont de véritables créations couture, exclusivement disponibles sur Glamuse.com. De 105 à 900 euros… le prix de l’alliance entre le savoir-faire d’un créateur de renom et la folie de l’univers burlesque de la plus célèbre des pin-up.

Clemode.

UN JARDIN PARISIEN

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Je sais mes pieds sont indisciplinés. Ils s’aventurent à prendre fière allure dans les rues de Paris. J’ai beau m’y atteler, impossible de les dompter ils ne savent pas compter et s’entêtent à n’en faire qu’à leur tête. Alors, j’arpente les rues de la Capital Française et dans la famille culture et salon de thé, le jardin du musée de la Vie Romantique se place comme mon jardin favori. Le secret n’est pas si bien gardé car un million de pieds ont déjà foulé ce gravier.
Force est de reconnaître que la terrasse est le principal motif de notre venue. Rosiers et fuchsias diffusent une certaine quiétude, le romantisme du lieu se fait armure en ville face à l’astre solaire et nous apporte une chaleur diffuse.
C’est au 16 de la rue Chaptal à Paris 75009, où vous trouverez cet havre de paix. Chaptal, qui, pour la culture, donne son nom à la chaptalisation. C’est un procédé permettant d’augmenter par sucrage la teneur en alcool des vins – cool pour un verre, non ?
Anonymode 

ANTI JULIA ALETHEA ETEDI

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Elle a une chevelure léonine, rouge comme la passion, des yeux vifs qui pétillent d’intelligence et qui vous déshabillent, perçants comme dans l’ancienne Mésopotamie, une allure de gazelle elle rentre dans nos blogs timides sans forcer la porte mais pourtant avec fracas digne d’un ouragan.

Ses origines bi-culturelles, Hongroise et Française, lui permettent de nous donner son avis sur ce qu’est un artiste : “Pour moi, être artiste aujourd’hui, c’est un comportement, nous dit-elle : Je suis née artiste, et je pense que la beauté est dans le regard de l’autre. Créer, c’est faire un cadeau aux autres”. Julia, geste vif, manie le verbe de sa petite voix douce et son appareil photo comme une arme. P”hotographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur” ajoute-t-elle sans paraphraser Cartier Bresson.
Les artistes sont des visionnaires, et chaque fois, que j’en rencontre un(e), je suis fascinée par leur capacité à comprendre le monde de demain.
Dans un monde où l’excellence tend à disparaître, où le banal devient extraordinaire, où les imbéciles prennent le pouvoir, un artiste devient un homme dangereux. Julia fait partie de ces intemporels. Bien sûr, quand vous êtes différent, vous vous attirez toujours la jalousie et les convoitises. 
Recevoir un artiste chez soi, c’est toujours une torture, car il inspecte chaque chose posée sur la table ou accrochée au mur. Il ne juge pas, il regarde, il analyse, il est comme un grand enregistreur, il imagine notre futurs.
Si Julia rêve éveillée, elle nous emmène dans son “chem” initiatique comme un chaman destiné à nous transporter dans une autre dimmention. Rêve du visionnaire, qui nous transporte dans un monde abstrait mais imaginable, et qui met en forme ses allégories puissantes que la civilisation occidentale nous a atrophiées ou inhibées et qui nous empêche de voir mais nous laisse seulement regarder.
Une vision où «le monde devient un abstrait réel », donnant une équation computationnelle des corrélations neuronales dans le mécanisme de notre vision. C’était super de vous avoir rencontré.

http://www.juliaetedi.com/

Anonymode

FERRARIO BRAVO

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Elle s’appelle Stefania Ferrario. Elle a 21 ans. Elle est australienne. Elle est mannequin, égérie de la marque de lingerie de Dita Von Teese. Point barre. 
Enfin, pas tout à fait. Elle est en effet considérée comme un mannequin “grande taille” (“plus size” en anglais), une appellation contre laquelle elle s’élève aujourd’hui (alors que d’autres, comme Ashley Graham et Laura Wells, brandissent fièrement leur “statut”), elle qui affiche une taille 38 ! Elle mène sur les réseaux sociaux un combat en lançant la campagne #droptheplus (“lâchez le “plus””). 
La jeune femme s’insurge en effet contre de telles appellations (attribuées aux mannequins taille 38 ou plus) sur son compte Instagram : “Je suis mannequin, un point c’est tout ! Malheureusement, dans l’industrie de la mode, si vous faites plus qu’une taille 34 vous êtes considérée comme “grande taille”. Je ne trouve pas que ce soit valorisant”. Elle joint à ses propos une photo d’elle uniquement vêtue d’un string couleur chair, avec une inscription sur son ventre : “Je suis un mannequin”.
La belle blonde veut bousculer les codes de la mode : “Faisons en sorte qu’il y ait des mannequins de toutes les formes, tailles et origines, et laissons tomber les étiquettes. Je ne suis pas fière d’être appelée “plus” mais je suis fière d’être appelée “mannequin”, c’est ma profession”. Mais au-delà d’exprimer son propre ressenti, son engagement concerne aussi les autres femmes : “L’industrie de la mode me voit comme “grande taille” ! Et après on s’étonne que tant de filles aient des problèmes avec la façon dont elles voient leurs corps !”
Un beau combat (mené aussi par Ajay Rochester et Robyn Lawley, actrice et mannequin australiens) dans un monde où règne le diktat de la minceur maigreur, alors que seulement 13,15% des françaises rentrent dans une taille 38 ou inférieure (étude publiée au début du mois, réalisée par l’Institut Français du Textile et de l’Habillement). Espérons que cette bataille ne sera pas vaine !

Clemode.