LA MODE AUX PIEDS DE CRYSTAL

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A l’occasion de la sortie du film Cendrillon, Disney a invité 9 grands créateurs à revisiter la pantoufle de verre de l’héroïne de conte de fées. Des modèles de rêve qui seront à retrouver aux Gale­ries Lafayette la veille de la Saint Valentin.
Et les noms de ces designers ont effectivement de quoi faire rêver : Paul Andrew, Alexandre Birman, René Caovilla, Jimmy Choo, Salvatore Ferragamo, Nicholas Kirkwood, Charlotte Olympia, Jérôme C. Rousseau et Stuart Weitzman, rien que ça. 
Chez Ferragamo, on l’imagine avec un talon cage, façon working girl qui marche d’un pas décidé (mais glamour) vers l’avenir. Stuart Weitzman l’ancre dans la modernité en imaginant une paire de low boots à dégradé de cristaux pour un style sensuel et trendy.
Lui préférant l’interprétation classique, Alexandre Birman opte pour un escarpin blanc traditionnel aux finitions travaillées : une large échancrure à l’avant couplé d’un talon vertigineux pour une cambrure de pied affolante.« Cendrillon est à la fois fragile et forte » explique Nicho­las Kirk­wood. « Le moment de la trans­for­ma­tion accentue ces deux aspects de sa person­na­lité et m’a donné l’ins­pi­ra­tion pour créer cette pièce clin d’œil à la magie du film. »
Moderne et festif, le modèle de Jérôme Rousseau reflète une Cendrillon festive et élégante à qui la nuit appartient. Cendrillon pourrait-elle enfin rentrer après les 12 coups de minuits ?
« Je pense que chaque femme mérite d’avoir son moment Cendrillon » assure Sandra Choi, direc­trice artis­tique de Jimmy Choo. « Ce conte est à l’aube d’une histoire d’amour et d’une fasci­na­tion avec les chaus­sures qui ne meurt jamais. J’ai voulu créer un soulier avec des paillettes sédui­santes, une silhouette fémi­nine et intem­po­relle en écho aux émotions de notre enfance. »
Paul Andrew conserve de son côté une version littérale de la pantoufle qu’il imagine transparente et parée de mille feux que le talon et l’avant.
Rene Caovilla enfin, reprend le mythe du bal pour habiller le classique escarpin de ses plus beaux atours festifs : une rivière de pierreries, un satin bleu cyan et différentes découpes flatteuses. Espérons que Cendrillon ne perdent aucune de ces pantoufles-là !
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UNE DICTATURE DU BEAU

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La mode joue sur l’éphémère et sur un désir qu’il faut constamment renouveler. Associer le beau et la mode est simplificateur et incorrect. A cause d’une Américaine, qui a fixé, malgré elle, les normes de l’idéal féminin pour quelques décennies. Cette dernière s’appelle Wallis Simpson (1896-1986), duchesse de Windsor. Elle fut l’épouse américaine du prince Édouard, duc de Windsor, anciennement roi du Royaume-Uni et empereur des Indes sous le nom d’Édouard VIII. 


Ni belle, ni laide, mais plate et maigre, cette divorcée fait scandale en se mariant avec l’ex-roi d’Angleterre . Les Tabloïds s’entichent de cette femme de la haute qui s’habille chez les plus grands couturiers. « C’est le début d’une dictature du beau à la Française. Si, à cette époque-là, tout le monde prend pour modèle la duchesse, c’est à cause d’une conception pyramidale de la beauté, où il faut à tout prix ressembler à la personnalité dominante. La mode joue sur l’éphémère, le caprice, sur un désir qu’il faut susciter constamment.

En choisissant Wallis Simpson, les media imposent au monde entier les critères esthétiques de l’élite blanche : à partir de 1945, la Yankee maigrichonne devient la référence. Car, si la mode s’invente à Paris, elle se destine surtout à la clientèle américaine. Elle est photographiée à New York. Il faudra attendre Jean-Paul Goude, génial artiste publicitaire, pour briser le stéréotype. « Dans les années 1980, il lance des femmes aux origines diverses, comme Grace Jones ou Farida Khelfa” dit Laurent Cotta.

On s’est alors rendu compte que la vision du corps féminin définie par la haute couture était ethno-centrée. Pourtant, encore aujourd’hui, l’image de Charlize Theron, blon­de actrice défilant en robe longue dans la galerie des Glaces de Versailles pour une pub, reprend cet alliage de tradition française et de glamour hollywoodien, cliché absolu du beau.

La mode ne recherche pas l’essence de la beauté, mais pratique « l’alternance du beau et du laid » C’est surtout vrai depuis que Christian Dior, pour développer ses affaires, a entrepris, à la fin des années 1940, de démoder ses collections d’une saison à l’autre : à la ligne en A succédait celle en V, et ainsi de suite. Avant Dior, on achetait surtout un style : le classicisme de Lanvin ou la rigueur de Chanel.

Le phénomène des modes jeunes naît aux Etats-Unis à la fin des années 1930 chez les fans de jazz. Ils s’habillent en « zoot suit », parodie de costume-cravate, aux longues vestes et pantalons extra larges, surtout portés par les Noirs et les Chicanos. Au début des années 1940, leur tenue symbolise le refus des restrictions imposées par la guerre.

Le beau cède le pas à d’autres notions, comme le naturel. Après 1945, les jeunes s’affranchissent des codes bourgeois, plus du tout considérés comme sexy. Les beatniks aux Etats-Unis et les existentialistes en France empruntent leurs vêtements au monde ouvrier : un blue-jean et un simple tee-shirt en coton blanc. Jusque-là, ce n’était pas envisageable pour des étudiants de la classe moyenne. A partir de ce moment, la beauté n’a plus de rapport avec une classe sociale, mais avec la sensualité, l’attitude, la désinvolture. 

Ces décennies d’évolutions, de contradictions, de conflits entre la mode de l’élite et celle de la rue nourrissent les créateurs d’aujourd’hui. Adeline André incarne un raffinement sobre, proche du minimalisme. Le style de Jean-Paul Lespagnard  est plus exubérant. Et pourtant, ils se rejoignent : “Le beau, c’est la liberté d’être soi-même” affirme le Bruxellois.  Il  n’hésite pas à présenter ses collections dans une fabrique de saucisses. Il veut « montrer la beauté de la vie quotidienne ». Car aujourd’hui « on en revient à des plaisirs ». 

LA CHANELISATION DE DIOR

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La Chanelisation de Dior J’arbore ; le prince Raf Simons qui est plutôt un directeur artistique qu’un créateur, dans un reportage de M6 nous montre sa vraie personnalité, s’excusant d’être en plein stress afin de masquer le peu d’empathie qu’il a envers les gens avec qui il travaille. Il reste, en effet, à l’écart des premières d’atelier n’allant même pas leur dire bonjour ni les féliciter. Il se tient à distance avec sa cour pour donner ses modifications et faire ses commentaires; les vrais couturiers (les petites mains) étant relégués aux status de simples employés.
Mais s’il savait combien chaque modification avait comme répercutions sur la vie des autres ! Le prince Raf Simonstre des archives de Monsieur Christian Dior donne une collection plus Chanel que Dior, en piquant au passage des robes de Monsieur Courrèges.
Vous avez dit Chanelisation de Dior ? Moi, je dis que « la danseuse » de Monsieur Arnault est en voie de mutation : fini les designers stars qui marquent une maison de leur empreinte comme John Galliano, retour aux bons exécutants qui ne font que reprendre les classiques de la maison afin de disparaître derrière la marque.
Comptable artistique dircom, vous avez la matérialisation biologique du designer de demain, c’est-à-dire une savante mutation génétique de

très peu de talent, un soupçon de rien, et beaucoup d’arrogance. Bienvenu dans le monde merveilleux de Dior, nous dit M6.

Le Wallon qui pour seule culture n’a même pas la frite, et pour cause, il a travaillé chez Jil Sander, ex- vendeuse de Mugler et de Sonia Rykiel qui s’est improvisée créatrice en créant sa marque.
Celle-ci a dû le convaincre qu’on pouvait passer de vendeuse boutique à la créatique. Créatique ! Mais lui avait pensé qu’elle avait une maladie (confondant avec la pancréatite) et il a donc fui la maison pour entreprendre des études d’architecture. Toutefois, au lieu de construire la maison Dior, il s’évertue à la démolir.
Le nouveau « toutou » de Monsieur Arnault n’a pas d’égo personnel. La perspective de terroriser les petites mains agiles et douées de la couture, mais sans défense, lui suffit amplement pour remplir son quota de sauvegarde de son propre métabolisme. That’s the way it is. L’ensemble de ce comportement nuit grandement à l’ambiance délétère d’une maison et donc de son fonctionnement. Peut-être que Monsieur Simons brigue le poste de Karl Lagerfeld chez Chanel ?
Anonymode.

LA MODE PARTICIPE A LA THEORIE DE L’EVOLUTION

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La mode participe à la théorie de l’évolution. L’image que l’histoire de la mode donne aujourd’hui est très différente de celle que nous en avions il y a quelques décennies et, d’ailleurs, cette  image sera sans doute différente dans le futur ! Il est vrai que les acteurs de la mode ont radicalement changé de look depuis quelques décennies. D’abord, considérés comme lourds et très institutionnels (jusque dans les années 1970 environ), ils sont devenus ensuite très branchés et dynamiques. Ce premier relooking a été favorisé par la découverte de gisements exceptionnels de nouveaux créateurs ayant permis de mieux cerner les tendances. Ils faisaient de leur mode un mode de vie, outil de création formidable.
Le deuxième relooking est peut-être plus récent, l’évolution de nos connaissances sur l’anatomie interne notamment : l’étude des nanotechnologies ainsi que l’étude des structures même de nos ADN nous fait prendre conscience que la vie est, somme toute apparue grâce à une conjugaison de plusieurs choses due au hasard.
L’argument souvent avancé par l’homosapiens, que nous sommes, nous oppose  « Oui mais regardez le cerveau humain de l’homme, il est le plus complexe des autres espèces ? » et en bon primate égocentrique, nous percevons l’évolution comme une augmentation de la complexité car nous trônons sur notre branche. Or, dans l’arbre de la vie, aucune espèce n’est plus complexe ni plus évoluée qu’une autre, mais toutes sont différentes. C’est pareil pour la mode. Nous pensons que la complexité de la robe nous donne ou pas une appellation, mais en réalité, c’est l’idée qui nous fait avancer, et qui fait avancer la vision que nous avons de notre société. Ainsi,  la mode participe à l’évolution. L’exemple le plus frappant est de regarder ce poisson qui transforme ses couleurs pour attirer les meilleures femelles et ainsi avancer dans l’évolution, c’est ce que l’on appelle le darwinisme.
Par conséquent c’est la même chose pour le vêtement, il vous donne la possibilité d’attraper les meilleures femelles, et de déplacer des montagnes en modifiant votre apparence pour mieux avancer dans vos objectifs de travail, et ces objectifs, quelquefois, changent notre monde. CQFD.

Anonymode

MARC JACOBS SM

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La Saint-Valentin approche et, le 14 février prochain, notre univers sera assailli de coeurs et autres bouquets de roses rouges. Marc Jacobs s’est associé à la créatrice new-yorkaise spécialiste du cuir à tendance SM, Zana Bayne, pour une collection aux accents sadiens.
Zana a commencé sa marque éponyme à New York avec sa collection en cuir faite main à ses débuts en 2010. Elle a déménagé à New York qui est sa résidence depuis 2009 où elle a commencé à développer ses accessoires et harnais cuir. Diplomé d’art conceptuel de San Francisco Art Institut et ayant vécu à Berlin où elle a frequenté les soirées folles SM de Berlin.

Ce qui a commencé comme un projet simple ‘Leatherworks’ dans son appartement est rapidement devenu une marque qui est produite par une équipe dans «Garment District” de Manhattan. 

Surfant sur la tendance «50 Shades of Grey», cette proposition d’accessoires, qui va du collier en passant par les caches-tétons, se veut délicieusement insolente. «Tout est un petit peu coquin, et un petit peu gentil à la fois et, dans mon esprit, c’est juste très mignon» s’amuse Zana Bayne, mais pour la productrice de laisses et de colliers de Madonna ou de Lady Gaga, c’est une chose bien sage. D’ailleurs, ce sont les initiales “SM” pour “Sage Marc”.

CALVIN LE CHANTRE DE LA MONTRE

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La Suisse demeure incontestablement le pays des montres de luxe. Un savoir-faire qui remonte au XVIe siècle et que les helvètes doivent indirectement à un Français, Jean Calvin. Ce pasteur influent de la réforme protestante s’était établi à Genève en 1536 et avait obtenu l’interdiction du port des objets décoratifs, et autre bijoux, mais surtout des bijoux ostentatoires au nom de la morale religieuse. 
Une contrainte qui a privé joailliers et orfèvres de leurs clients. Ils ont contourné la règle en se tournant vers l’horlogerie. En effet, les montres et les horloges n’étaient pas considérés comme des bijoux par le réformiste, car, à l’époque, la montre, très utile pour les navigateurs, étaient indispensables pour faire le point au sextant. D’ailleurs, lors d’un dîner parisien où je racontais cette histoire, une blonde au bout de la table me dit :”le sextant, cela semble un truc super pour Calvin ‘Klein'”
Bref, ils ont alors incrusté de pierres précieuses les montres en argent devenant ainsi des pièces uniques et précieuses pour les puissants de l’époque qui se les arrachaient. Ce savoir-faire s’est, ensuite, étendu dans d’autres pays et régions, principalement le long du Jura en France. Il est aujourd’hui reconnu dans le monde entier, comme en témoigne les 28,6 millions de montres exportées par la Suisse l’an dernier.
Anonymode

VUITTON IN L.A.

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La maison Louis Vuitton annonce qu’une exposition un peu spéciale tiendra place sur la North Highland Avenue, un quartier dédié à l’art et branché de L.A. L’exposition est nommée “Louis Vuitton Series 2 – Past, Present, Future” !!!. En fait, cela fait référence à la seconde collection de Nicolas Ghesquière chez Louis Vuitton, la première étant sobrement appelée “Serie 1”.

Dans cette seconde campagne, le nouveau créateur n’a pas lésiné sur les moyens artistiques en faisant participer de grands noms de la mode. Entre autres, ont participé le top Freja Beha Erichsen, l’actrice Jennifer Connelly, ou encore les photographes Annie Leibovitz, Juergen Teller et Bruce Weber.

Plusieurs univers seront recréés afin de voyager au fil des inspirations du créateur. Le passé de la maison Louis Vuitton sera également abordé, notamment avec l’espace “Abstract Title” qui revient sur l’histoire du logo Louis Vuitton. En fait, cette exposition est une façon, et pour le nouveau designer, et pour la mythique enseigne Française, d’expliquer en allant au-delà des mots. Finalement, ils utilisent l’art pour expliquer leur propre art. Ils en profitent pour nous donner en même temps une petite leçon d’histoire de la mode.

VAUTHIER ALEXANDRE LE PAS GRAND

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Au pavillon Cambon, on aurait pensé que nous aurions du bon, mais quand le Prêt-à-Porter se mue en Haute Couture, le créateur Alexandre Vauthier, le nouvel élu de la Chambre Syndicale du prestigieux calendrier parisien et qui ne compte plus que 10 couturiers, a présenté sa collection devant le parterre des ‘personnalités’ de la Chambre Syndicale.
Je n’avais pas vraiment envie de parler de cette collection car, vis-à-vis des maisons qui nous ont invités, il ne serait pas juste de parler de ceux qui ne répondent même pas à nos emails. Mais, finalement, peu importe, car il va sans dire que nous sommes toujours plus cool sur les gens qui nous invitent que sur les autres, même si nous restons sans compromis. Le nouvel arrivant donne une prestation qui ne mérite pas l’appellation. 

Il entraîne avec lui, une fois de plus, la dégradation du label « Haute Couture » accréditant la notion de confusion entre prêt-à-porter de luxe et Haute Couture. Ce fait exprès, savamment orchestré par les instances dirigeantes, n’a pour but que de légitimer leurs déclarations d’il y a 20 ans : « la Haute Couture ne fera jamais vivre les maisons» oubliant au passage que c’est la Haute Couture qui permet à la France de rayonner dans le monde par sa vision toujours futuriste de la mode. Mieux quand on sait que les Chinois vont à Marseille pour voir le château d’If, car ils ont étudié à l’école Alexandre Dumas, mais le monde de la réalité a ses limites alors que le monde de l’imagination est sans frontière. (Jean-Jacques Rousseau)

SERKAN CURA L’ODYSSEE MYTHOLOGIQUE

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Dans cette galerie aux pierres apparentes, comme un tunnel post apocalyptique, les figures mythologiques de Serkan Cura évoluent avec grâce et puissance. Ces déesses de l’antiquité grecque ont des airs de super-héroïnes, mystérieuses, attirantes et pourtant insaisissables. Comme un rêve d’un autre temps, où les Dieux se mêlaient aux mortels pour combler leur ennui, chaque silhouette est singulière dans sa beauté tant étrange qu’inquiétante. Magnifique jeu onirique, où le connu se meut dans l’inconnu. 

On remarquera également la figure d’Ether, surnommée « lumière céleste » par le Couturier. Incarnée par le mannequin masculin Alex Wetter, Ether est une divinité primordiale, avant la mise en place de la cosmogonie, par laquelle la lumière et l’ordonnancement du monde a lieu. Par ce jeu sur l’androgynie, Serkan Cura nous propose une vision métaphorique du monde où les apparences s’entrechoquent pour définir une nouvelle féminité, affranchie des tabous et clivages sociaux.

Fidèle à ses matières de prédilection, la découpe des plumes paraît chirurgicale, soulignée par un travail tout aussi précis du laçage et du cristal, qui se donne par touches subtiles sous les plumes. Les jeux de lumière se reflètent ainsi tant sur les cristaux que sur les paillettes dorées du maquillage, donnant l’impression d’une lumière émanant de l’intérieur. Une très belle collection, démontrant, si tant est que cela soit nécessaire, l’extraordinaire capacité de renouvellement de Serkan Cura.
Jérémie Peluso

JEAN PAUL GAULTIER PLAGIAT

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La collusion entre le Président de la Fédération Française de la Couture et les intérêts d’un groupe privé étranger ouvre la porte à toutes sortes de dérives inadmissibles. Durant la collection Haute Couture de JP Gaultier, renommée pour la circonstance Monsieur JPaul Puig, il se voit investi d’une impunité totale pour copier ses congénères créateurs étant en panne d’inspiration.

Vous pourrez constater sur les photos que certains modèles présentés lors du show Haute Couture 2015, dont une robe, sont de purs plagiats du créateur Eric Tibusch. Toutefois, comme nous pensons que ce n’est, bien évidemment, pas le patron de Gaultier en France, qui est à la fois le Président de la Fédération et de Puig qui va intervenir pour faire cesser cette copie, il arrive immanquablement ce que nous vous avions écris, il y a quelques mois, un conflit d’intérêt réel à ne pas vouloir prendre des personnes impartiales pour éviter ce type de dérives.
Monsieur Ralph Toledano, non présent de nouveau cette saison, fait courir un bruit dans la profession que ces absences répétées pour des “raisons diplomatiques” commencent à faire jaser car laisser un blanc-seing à notre Gérard de Nerval préféré qui, lui par contre, était très présent, malgré son ennui flagrant, est une grosse erreur. Il faut dire à juste titre que dans l’interview qu’il a donné avec Mme Céline Tolédano (de nouveau, nous sommes dans un népotisme), Monsieur Wargnier a beaucoup de talent pour cacher les incompétences de Madame Céline Tolédano, mais il est vrai que c’est lui qui l’a choisie. Vous jugerez vous-même par l’interview. Dans cet interview, il est vraiment dommage que l’école de la Haute Couture et du savoir-faire français, de par ces représentants deviennent une école quelconque, sûrement par un manque de préparation. Lire ici

Anonymode

FRANCK SORBIER LOVE ‘BIRD’

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Très attaché à son congénère avec lequel il vit, cet « Inséparable » ou « Love Bird », reste uni à vie ; un concept chez les humains en voie de disparition. Il possède en couple une force indestructible, véritablement fusionnel, et très sociable. Il s’avère être un compagnon agréable, discret et un peu agoraphobe de temps à autre, mais personne ne lui en veut car il a besoin, de temps à autre, de solitude pour son travail.
Vifs et espiègles, ils adorent jouer et passer des heures à papouiller. Ils aiment prendre des bains au soleil et chercher de la nourriture en décortiquant tout ce qui est à portée de bec. Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir, parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. Le désir peut faire de votre vie un enfer.
La blessure des Sorbier par la mort de leur compagnon est comme une marque indélébile de cet ami de 14 ans. Au début, les sentiments sont comme anesthésiés. Mais très vite la création vient aider à se souvenir comme une fulgurance. Le Maître Franck Sorbier nous emporte dans un nuage de bulles pour se souvenir. Hommage à la petite robe noire de la Haute Couture symbolisant le deuil mais aussi le souvenir de ce que la Haute Couture était. Se souvenir des belles choses c’est aussi cela la quintessence de la mode. Et comme disait Camus, « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » N’est-ce pas Monsieur Wargnier ?
L’intelligence du coeur de Franck n’a d’égal que celle de son esprit, dont les créations, comme les engagements dans la vie, rendent compte de l’éclat de son âme autant que des questionnements de ce monde.
Merci Monsieur.
Anonymode

ON AURA TOUT VU 2015

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La nouvelle collection de On Aura Tout Vu, est une interprétation couture de quatre personnages du ballet Casse Noisette. Les figures de Drosselmayer, masculin, ambigu, riche, sophistiqué ; du Prince de noix, l’écorché vif, sensible, amoureux, sentimental ; de la Fille miroir, structurée, déstructurée, compliquée, brisée ; et de Marie, féminine, audacieuse, joyeuse, sont une véritable ode au passage de l’enfance à l’adolescence, étape clef de la construction identitaire.

Les Couturiers, Livia Stoianova et Yassen Samouilov, démontrent une fois de plus leur capacité d’adaptation et leur travail sur l’ambivalence. Comme un symbole de l’opposition de forces chtoniennes et ouraniennes, les matières techniques, comme le néoprène, jouxtent l’astrakan et le vison pour souligner cette métamorphose emblématique de l’être. Une collection intelligente, graphique et résolument joyeuse. C’est ce que l’on aime avec eux, ce sens du rythme de la Vie, cette joie exubérante dans l’acte de création, jusqu’au dernier instant du salut où leur équipe les rejoint sur scène.
On s’étonne que cette Maison ne paraisse plus dans le calendrier « officiel ». Car, comme le soulignait il y a peu l’ancien Président de la Chambre Syndicale de la Haute Couture, on prête originellement cette appellation à Charles Frédéric Worth qui créa, en 1858 avec Otto Gustav Bobergh, une boutique Rue de la Paix sous l’enseigne « robes et manteaux confectionnés, soieries, Hautes Nouveautés ». C’est ce principe de « Hautes Nouveautés » qui fait la Haute Couture ; et il nous semble évident que la Maison On Aura Tout Vu s’inscrit légitiment dans cette acception…

Jérémie Peluso

LE 2EME BUREAU DE MONSIEUR WARGNIER

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Comment Stéphane Wargnier peut-il passer de Julien Fournié à Gustavolin sans avoir aucun remords d’avoir mis sur la touche ‘On Aura Tout Vu’ ? Notre Gérard de Nerval préféré, mèche au vent et écharpe en bandoulière, nous montre qu’une fois de plus, il n’y entend rien à la couture.
Très studieux, il note beaucoup de choses durant les shows, mais ne comprend toujours pas le concept de la Haute Couture. Pourtant, le disciple de Didier Grumbach devrait savoir qu’on ne touche pas aux clients de 2ème Bureau. Mais par soucis d’indépendance et pour faire croire à sa grande souplesse d’esprit et d’impartialité, il dégage “On Aura Tout Vu” et maintient Gustavolin en place. Suite à la présentation de cet après-midi, cela semble complètement incompréhensible.
Malheureusement, Stéphane Wargnier ne comprend pas lui même sa stratégie. Tout simplement, car il n’en a pas. Seul lui importe “le paraître”. Surtout, après avoir déclaré en 2008 : “les shows de Haute Couture m’ennuient”. 
Entre Didier Grumbach qui nous donne l’explication de la Haute Couture soit disant créée par Charles-Frederick Worth sur fashion Mag, son mentor ne sait même pas lui-même que le luxe de l’habillement que nous appellerions aujourd’hui Haute Couture remonte à Louis XIV et le raffinement de la Cour de Versaille. 
Charles-Frederick Worth n’a fait qu’évoluer ce petit monde de la couture à son époque et le rendre viable par le nouveau modèle économique et je reconnais bien là le savoir-faire des britanniques. Que peut donc noter Mr Wargnier sur son carnet car, quand on visite pour interviewer les maisons de couture dont les élèves de la Chambre Syndicale sont présents, on nous répète qu’ils ne savent plus rien faire et qu’ils n’ont appris aux écoles que le marketing qui n’était pas un métier à l’époque de Charles-Frederick Worth.

SCHIAPARELLI PARIS 2015

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Smoking en cady de soie à revers de soie rebrodé d’épingles en lamé métallique, fil or et argent. Un fez bleu en forme de cône tronqué, orné d’un gland blanc fixé sur le dessus. Originaire de Grèce, ce couvre chef a été adopté par de nombreux groupes ethniques et religieux dans l’Empire Ottoman du XIXe siècle. La collection nous emmène faire un voyage autour du monde car c’est un Sari indien qui suis avec un pantalon en mohair. Le deuxième tableau lance la collection de bienvenu en Mésopotamie, douceur de l’Orient et quintessence de la culture et du rafinement. 
C’est la Schiaparelli du 21ème siècle en présence de Madame Marisa Berenson, fille aînée de Robert L. Berenson, diplomate américain puis armateur d’origine lituanienne, dont le nom original était Valvrojenski. Sa mère était née comtesse Maria Luisa Yvonne Radha de Wendt de Kerlor, dite « Gogo Schiaparelli » avec des ancêtres italiens, suisses, français, et égyptiens. Il était donc de bon ton de représenter l’ensemble des pays de la planète mode pour cette saison. Collection très prometteuse pour la suite, à poursuivre !!! The Influencer a aimé et 10 sur 10 pour l’organisation.