SCHIAPARELLI PARIS TEXAS

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Pas la peine de se fatiguer à chercher qui est le créateur de Schiaparelli, car au premier mannequin on devine Thom Browne à la « maheutre », celui qui avait conquis l’architecte « Raf si monstre ». C’est au pied du pavillon « Sans Bon » là où Chanel officiait que nous venons voir l’homme de Dallas, mais la Bible ne fait pas le moine, et, par la chaleur actuelle, à vaincre sans baril, on triomphe toujours sans boire.

Voici le texan, le plus inconnu des couturiers, Daniel Roseberry qui se met en scène sur sa table de travail au milieu du « cat walk », avec dans ses mains non pas un crayon mais le couteau de Fulbert et la patère de Corybantes, ayant pour objectif de rendre Venus inféconde. Des mannequins maigres comme les clientes de l’Armée du Salut, le Torquemada du Texas et des maisons de couture, fils spirituel de Raf Simons et de Thom Browne qui se seraient accouplés pour féconder une haine sournoise à la beauté. Celui-ci répugne au format harmonieux, comme pour punir les poètes que nous sommes parfois, et nous frapper sur des biens qu’il a perdu depuis longtemps. Un Nicolas Ghesquière des pauvres, couturier d’astreinte, il lui ressemble d’ailleurs. Il se met à son pupître et commence à faire ses dessins pour nous montrer qu’il sait dessiner alors que nous aurions préféré qu’il sache « couturier ».

Il exècre, à ce point, l’éclosion de la fleur Haute Couture des autres couturiers que cela lui donne une si envieuse fureur, que, pour calmer son animadversion, il relègue le beau aux archives nationales de la Chambre Syndicale des céphalo-abstinents. Il confond le BAO BAO de Issey avec un Boa qu’il colle en tour de cou à l’une de ces « crémaillons ». Une couture IFM de continence, et comme dans un coin du tableau de Rubens, il avait entraperçu le mot (Turpe senilis amor) (c’est chose honteuse que l’amour d’un vieillard) alors il s’est mis à faire du jeunisme, pour en produire le fer de lance de sa couture en créant du vieux ! Read the rest of this entry »

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JOSSE LA FEMME DES SABLES

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En fin de soirée, la montée de l’écoeurement est un phénomène inévitable après cette chaleur si intense et nous nous sommes rendus à l’hôtel le Marois, plus connu sous le nom France Amérique. En 1863, le comte Le Marois, fils du général du même nom, aide de camp de Napoléon Ier, fait construire cet hôtel particulier par l’architecte Henri Parent à l’emplacement, dit-on, d’une maison habitée par la courtisane Marie Duplessis, modèle de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas. Sous ces pierres, le parfum de la beauté y rode encore.

Et pour les nymphes éclairantes et chaudes de Christophe Josse, le lieu s’y prêtait parfaitement, avec leurs robes nacrées, comme le sable beige et l’azur des déserts, comme la houle des mers qui se développe avec indifférence. Voici une robe de berger en mohair, ornée de minéraux brillants et symboliques de l’ange qui se mêle aux femmes du nord et à celles du sud dans un délicieux canevas de soie.

C’est la lumière de la mode, qui brille comme un astre utile dans sa froide majesté, une nymphe habillée d’une robe en résille de lin blanc, rebrodée de passementerie, un hymne à la beauté du touché, qui caresse les corps des grandes bourgeoises d’un temps déjà passé, mais en redevenir. Une splendide collection.

Anonymode

MILLENNIALS UN MONDE D’INCOMPRÉHENSION

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La génération du millénaire reste pour le luxe un monde d’incompréhension. Cette génération différente de la Y où deux sur dix âgés de 18 à 30 ans ne possèdent pas de carte de crédit mais seulement des cartes de débit. C’est important parce que les Millennials dépensent leur argent différemment et d’ici 2025, ils détiendront la moitié de tous les revenus disponibles de la population active dans le monde entier. C’est fascinant de voir à quel point la génération du millénaire résonne, une génération qui échappe aux catégories préétablies, et les marques de produits de beauté entretiennent des liens très profonds avec ces nouveaux consommateurs, ils les comprennent plus que les autres secteurs d’activité, et il faut noter que la montée en puissance de nouvelles marques au cours des dernières années a renversé le commerce de détail.

Beaucoup d’autres industries de la vente de détail se tournent vers la beauté pour apprendre à gérer ces nouvelles populations. Soixante-seize pour cent ont déclaré découvrir de nouvelles marques et produits de beauté sur les médias sociaux, tandis qu’en quatrième position la recommandation venait d’un ami, un phénomène de bouche à oreille viral qui s’impose. Dans le même temps, 72% achètent des produits directement à partir des plateformes des médias sociaux.

Soixante-dix pour cent des Millennials sont inspirés par des influenceurs de la beauté. 83% regardent des vidéos d’explications et d’apprentissage sur la beauté, et 68% des Millennials achètent des produits de beauté en ligne une fois par mois. Soixante-douze pour cent des internautes achètent de nouveaux produits chaque mois, tandis que 59% sont fidèles à une marque. Read the rest of this entry »

ON AURA TOUT VU PAROS

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« On Aura Tout Vu » s’installe à Paros dans la mer Égée. Île célèbre pour ses villages traditionnels et, dont la capitale de Parikia représente le centre de l’archipel des Cyclades, abrite la basilique de la Panagia Ekatontapiliani, église byzantine datant du IVe siècle après J.-C. ? C’est là que la maison de couture parisienne, réputée pour ses accessoires en cristal, à la fois chic et décalés, a choisi de s’installer dans un magasin baptisé « On Aura Tout Vu Paris Paros ». La boutique propose une large sélection de bijoux mais également des capsules pensées et réalisées dans les ateliers parisiens, réservée à la clientèle des Cyclades. Read the rest of this entry »

JACQUEMUS PORTE DES LAVANDIÈRES

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À une heure de route au nord d’Aix-en-Provence, au milieu des champs de lavande dans le magnifique paysage des Alpilles c’était comme une invitation dans un tableau de Bonnard, une invitation, qui se présentait sous la forme d’une petite bouteille d’écran solaire avec ces mots «Le coup de soleil» ou «The Sunstroke» ; une perspective qui s’est avérée exacte devant la vague de chaleur et quand, au soleil, qui nous tournait le dos nous mettant ainsi face à son ombre.

Les tiges parme s’étendent, s’étirent, ondulent et recouvrent le champ d’un mauve velouté. Elles émerveillent les yeux et colorent les âmes, là où dansent les abeilles dans un nuage bourdonnant. La lavande, doucement, flotte dans l’air.

Un show qui débute par un tailleur-pantalon blanc sur-dimensionné recouvert d’une robe en dentelle couleur pêche. Des motifs imprimés, brodés ou dessinés au laser sur de grandes chemises à manches courtes portées par des dròlla et des dròlle en langue occitane. Un motif floral bleu et blanc peint à la main émerge dans une robe moulante ornée d’insertions au crochet scintillantes et incrustés par des brillants du verrier qui veut se faire diamantaire. Jacquemus a, pour la première fois, fait équipe avec Swarovski, en saupoudrant 385 000 cristaux sur les vêtements, ainsi que sur les chaussures, et sur tous les accessoires allant du sac, aux boucles d’oreilles, bracelets et chapeaux. Voici le retour de ces présentations, dans un cadre loin de Paris, qui rappellent les spectaculaires « catwalk » de Pierre Cardin dans des contrées lointaines comme le désert de Gobi. Read the rest of this entry »

RYNSHU TROIS COULEURS

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Bleu comme les yeux de Mademoiselle Aya Ueto, blanc comme le sommet du Fujiyama, et enfin rouge comme les joues fruiteuses des geisha de Tokyo, nous sommes au pied du palais du même nom, et c’est toujours un plaisir d’être accueilli par 2ème bureau, qui nous protège de la foire d’empoigne des Bimbos de la télé-réalité qui ici ne sont pas force de loi.

Un japonais à Paris, depuis bientôt plus de 35 ans, où les zips du couturier, vient fermer les shows du dimanche dans une douceur moite, au bord de la Seine qui rafraîchit les convives. Depuis ses débuts dans la mode, Rynshu travaille sans assistant. Très actif, il écrit des scénarii, réalise des costumes de scène, et il assure la direction artistique de Masatomo Inc. ainsi que de Masatomo Dream Corporation. Read the rest of this entry »

YOJI YAMAMOTO SOLEIL SUIVANT

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Des chouettes, du pays du Soleil Levant, brillantes comme le ferait un verre noir dépoli à l’acide. Il faut nettoyer parfois, souvent pour le plaisir de créer, et il faut caresser pour le plaisir de l’autre. Yoji où les larmes noires de la mode qu’il faut garder au fond de l’âme pour toute une saison. Dans mes yeux et dans le cœur, je conserve au fond de moi comme on garde un mystère dans le ciel, et puis dans l’écriture une tristesse de venir toujours voir la même rengaine.

Voici mes larmes bleues à l’encre de ma plume, des larmes de rance, celles des poètes au service de la mode, pour mettre le feu aux dernières consciences, pour montrer que la ritournelle des saisons les unes après les autres ne font pas le printemps, et ne font pas une saison en tout cas. Le Tanatos japonais avec son frère jumeau Hypnos ont réalisé une collection pour les amis implacables du genre humain dévoyé.

Je verse des larmes de voir des fonctionnaires de la mode continuer leur sale besogne d’évoquer que créer c’est facile, car même si la mode est un éternel recommencement, comme disent les « Grumleristes », je pense que la mode, Read the rest of this entry »

DIOR UN THÉ A L’HIBISCUS NOIR

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Un thé a l’hibiscus noir servi sur un plateau de sable… rose. Hier, au moment où le soleil était sur le point de se coucher, juste où le cycle de celui-ci plongeait dans les étoiles, là où, à cet instant, le sable du désert devenait d’un rose indéfinissable, comme si une vague dans sa grande justesse apportait sa force pour nous jouer le New Look masculin pour la prochaine décennie, a un point tel que c’était comme si le Maître de Granville était de retour.

Voici la splendeur d’une mer de sable rose, le début d’une mode qui va briller pour l’éternité, et qui brille parmi la constellation couture, je retiens mon souffle à tomber dans une transe aussi forte que le séisme de la Soufrière en furie. Kim Jones tient le monde entre ses mains, il le serre contre sa poitrine avec toute la richesse de l’humanité, et se promène d’une étoile à l’autre pour nous offrir un trésor qui provoque en moi une faim de lumière. Read the rest of this entry »

ALLËDJO PARIS FASHION WEEK

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Dans les jardins des caresses, loin du Benin, il y a le doux refrain que chantent des cœurs ardents, avec leur voix d’archange aux langueurs sonores et gracieuses de baisers divins. Voilà une volupté sans pareille, comme une ivresse inénarrable le long du fleuve Niger dans la plaine côtière du sud qui vibre dans nos mémoires pour un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Voici l’homme de 32 ans, designer de son état qui nous invitait pour présenter sa « soie » douce comme un bouquet de strophes enfantines. Des chemises pour hommes mais aussi pour femmes, le signe des temps, qui nous fait entrevoir que si Roger Peyrefitte était encore vivant il déclamerait « quand l’Afrique s’éveillera! »

Son nom Allëdjo « signifiant voyageur » sonne comme les chuchotements de guerrier qui ont perdu leur venin, là où la haine d’autrui n’est plus qu’un mal « Bénin ». Voici la culture du monde et de sa mémoire « Africus » qui désigne en latin un vent soufflant sur la région de Carthage. C’était hier, non pas chez Léopold Sédar Senghor , mais Read the rest of this entry »

RAF SIMONS PARIS

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L’homme, qui n’aimait pas les femmes, continue sa villégiature en venant imposer son non-talent à Paris. Raf Simons ou l’homme au mille loupés, le calviniste de la mode vient de signer une nouvelle collection, comme un contrat de mode qui n’est autre qu’un communiqué de rien. Ce comptable architecte reste la matérialisation biologique du Designer de demain ; une savante mutation génétique de très peu de talents, un soupçon de rien, et beaucoup d’arrogance. Bienvenue dans le monde merveilleux du prince Raf Simonstre.

Il est comme La Fontaine : sa couture est affable, sa mode n’a pas progressé d’un millimètre, elle recule même, comme le seul examen qu’il a à son actif dans la mode, ce sont ses analyses d’urine.

Non seulement, l’observation est superficielle, les trucs démodés, la narration commune et dépourvue de caractère, et la note du réaliste est inexistante. Le « mètre » est descendu au fond de l’abîme couture. Le vieux fossile, à coté de moi, et qui aurait dû rester enfoui, trouve la collection aussi terrible que l’ouragan Irma, et me dit à mots couvés (normal pour une poule), Il est le « Armageddon » de la mode, Read the rest of this entry »

PARCE QUE JE LE DELVAUX BIEN !

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Delvaux a planté son drapeau rue Saint-Honoré en ouvrant un emplacement temporaire pour ce qui sera plupart un magasin permanent. Le décor thématique, qui s’inspire de René Magritte, est formé d’une série de portes en partie ouvertes, un ciel bleu vif parsemé de nuages, et des découpes flottantes d’hommes assortis et portant un chapeau melon. L’Affaire Thomas Crown avec Pierce Brosnan avait popularisé le maître auprès d’un public plus jeune dans le film de John Mc Tiernan

La société a un partenariat de longue date avec la Fondation Magritte, artiste belge emblématique, et avec un sac à main portant l’inscription «Ceci n’est pas un Delvaux», qui se traduit par «Ceci en est un justement». La marque vole au-dessus d’un nid de surréalisme que cultivait l’artiste. A la vision de la pipe de Magritte, certaines bimbos de la télé-réalité se seraient esclaffées : « bien sûr, cela n’est pas une pipe ! » Magritte et la mode, quel rapport me direz-vous ? Parce que tout simplement le père de René Magritte était tailleur.

La « si délicieuse » directrice artistique, Christina Zeller, explique que la marque aime ajouter un peu d’humour à son offre d’articles en cuir de haute qualité, qui comprend une sélection unisexe de coques d’ordinateur, de portefeuilles et de sacs de voyage. Car elle sait que la mémorisation d’un produit par l’humour est bien plus rapide et beaucoup plus forte pour tout type de produits. Read the rest of this entry »

BREAKFAST AT BULGARI

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Sous la pâle clarté des lampes, il existe une Italie d’un autre monde, comme une caresse puissante qui lève le rideau sur une collection illuminant les méninges neuves. Et l’œil troublé par la tempête, là où la maison Bulgari me propose un voyage aux confins du zirconium et de l’émeraude, un voyage vers l’horizon bleu du matin, qui flirte avec les rouges sangs du rubis.

Les femmes présentes avaient des yeux aussi ardents que les animaux qui surveillent une proie, des beautés debout mais à genoux devant ces diamants qui gémissent à la lumière comme une plainte venue des profondeurs. Illumination de ces voluptueuses venues chez Bulgari pour la circonstance, et même le souffle violent du zéphyr ne pourrait flétrir ces joyaux que la caresse du soir n’arrive pas à atténuer la transparence.

C’était à Capri, ville de rêve où l’Empereur Auguste avait déjà trouvé ce joyaux, la ville de la « grotta azzurra », où vivaient les plus puissantes familles romaines d’aristocrates et membre du Sénat italien. Read the rest of this entry »