PARIS FASHION WEEK 2019

PARCE QUE JE LE DELVAUX BIEN !

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Delvaux a planté son drapeau rue Saint-Honoré en ouvrant un emplacement temporaire pour ce qui sera plupart un magasin permanent. Le décor thématique, qui s’inspire de René Magritte, est formé d’une série de portes en partie ouvertes, un ciel bleu vif parsemé de nuages, et des découpes flottantes d’hommes assortis et portant un chapeau melon. L’Affaire Thomas Crown avec Pierce Brosnan avait popularisé le maître auprès d’un public plus jeune dans le film de John Mc Tiernan

La société a un partenariat de longue date avec la Fondation Magritte, artiste belge emblématique, et avec un sac à main portant l’inscription «Ceci n’est pas un Delvaux», qui se traduit par «Ceci en est un justement». La marque vole au-dessus d’un nid de surréalisme que cultivait l’artiste. A la vision de la pipe de Magritte, certaines bimbos de la télé-réalité se seraient esclaffées : « bien sûr, cela n’est pas une pipe ! » Magritte et la mode, quel rapport me direz-vous ? Parce que tout simplement le père de René Magritte était tailleur.

La « si délicieuse » directrice artistique, Christina Zeller, explique que la marque aime ajouter un peu d’humour à son offre d’articles en cuir de haute qualité, qui comprend une sélection unisexe de coques d’ordinateur, de portefeuilles et de sacs de voyage. Car elle sait que la mémorisation d’un produit par l’humour est bien plus rapide et beaucoup plus forte pour tout type de produits. Read the rest of this entry »

LA PARSONS LOOSE

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C’est la décadence des écoles de couture. Les hommes et les femmes sont devenus à force de l’habitude du peu, des iconoclastes. Ils difforment les jeunes esprits pour leur faire croire que la mode, c’est eux, alors que la mode, ce sont les autres. Ces “vêtementeux” confondent exception culturelle française et polichinelle en goguette pour carnaval. Voici l’histoire et la chronique des échecs de défilés médiocres qui apportent au fromage leur décadence et aussi l’inexorable décoration du sens non esthétique, de la mode Anglo-Boxon.

Le mieux aurait été de ne pas s’en vanter et de ne rien montrer, mais ils sont tellement sûrs de leur condition d’orgueilleux dévorés d’ambition, qu’ils claironnent à tout va « regarder comme nous créons le beau». Un « an pire » où tout va encore plus mal qu’ailleurs. Des élèves qui se prennent pour des « Saint-Laurent » alors que le seul « Saint-Laurent » que je vois ici, est le fleuve du même nom celui de la déconvenue et qui gèle chaque saison.

Ils ne sont ni des créateurs ni des couturiers dans un style factice et ne manquant pas de fausse chaleur. Il ne restera qu’un curieux « Don qui Chiotte » certainement hardi qui transpercera ces moulins à “Pets” pour les découvrir. Nous sommes à la convergence de ce que la mode était hier et de ce qu’elle sera demain, un rien pour un tien. Ecole hors pair, La Parsons forme des élèves qui pensent que le point de « feston » et un point pour veston. Read the rest of this entry »

EATALY L’ANTI MEZZOGIORNO

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Le Mezzogiorno, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, cela ne s’invente pas ! Ouverture d’un nouveau temple de la « food » italienne ; 2 500 m2 en plein Marais – « Eataly », jeu de mot comme dirait Maître Capello – Samedi dernier, c’était la queue comme pour les boulangeries de l’ex-Allemagne de l’Est le jour de la livraison de la farine. Les Veaux-Veaux Parisiens, à la queue leu leu, comme chez Denise, rue Quincampoix, attendent de pouvoir entrer dans ce temple de la gastronomie italienne dont les chiffres donnent le vertige. Pas moins de 7 points de restauration (2 500 couverts par jour), une cave à vins abritant 800 références, mais, à vaincre sans baril, on triomphe sans boire ! Une épicerie fine, pour un lieu ouvert 7/7 jours, même le dimanche des ragots !

« Eataly », franchise des Galeries Lafayette, va-t-elle voler la vedette des meilleures pizzas au bois de Paname, le poêle à bois et la caravane passe. C’est l’occasion d’acheter des produits vendus exclusivement en Italie, si vous oubliez, bien sûr, la boutique du « bon marché ». « Eataly » propose même des cours de cuisine. (La scuola) l’école est ouverte aux enfants comme aux adultes. Bref, le business jusqu’au bout des combles. Read the rest of this entry »

LAPÉROUSE POUR UN « GALAUP » D’ESSAIS

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Le Directeur général de Berluti, président de Loro Piana et responsable de la communication et de l’image de LVMH, le fils du Seigneur des Arnault a pris une participation minoritaire dans le restaurant Lapérouse. Toujours le sens du voyage diffusé par les services marketing incultent, qui ne savent pas que c’était un voyage sans retour. Effectivement, le 1er août 1785, deux navires, l’Astrolabe et La Boussole, quittent Brest pour les îles de Santa Cruz, avec plus de deux cents personnes à leur bord pour ne jamais revenir.

Jean-François de Galaup, Comte de La Pérouse, est étroitement associé au destin de Louis XVI car le souverain déchu prononce ses mots en montant à l’échafaud en 1793 : « A-t-on des nouvelles de M. de La Pérouse ? » Espérons que le Seigneur ne prononce pas ces mots sur le mécano des gilets jaunes : « A-t-on des nouvelles de l’homme de Tolède ? »

La Maison Lapérouse fut établie en 1766 par Lefèvre. Ce limonadier du Roi va transformer la place en négoce de vins. La criminalité est si importante à cette époque et, comme les transactions se font en liquide, Lefèvre a une idée de génie : il propose à sa clientèle des chambres de domestiques au premier étage afin qu’ils puissent y faire leurs comptes dans la plus grande discrétion. Les célèbres petits salons de Lapérouse sont nés, avec le Paris des hommes d’affaires rentiers qui viennent débourber leur maîtresse en toute sécurité.

Par la suite, Auguste Escoffier, « cuisinier des rois et roi des cuisiniers », prend les rennes des cuisines. C’est alors que Lapérouse symbolise, à lui seul, la plus haute gastronomie française, dans quelle monde Vuitton ! Read the rest of this entry »

LA CHARENTE ZEN

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De la Charente, nous connaissons son pinot, son fleuve, ses plaines à perte de vue et les vraies Charentaises, mais, c’est bien ici, quoi qu’en disent les « Parigogos », qu’on connaît le vrai nom du pain au chocolat, la chocolatine. Ainsi la « charentaise de Charente-Périgord » obtient ses lettres de noblesse, une « indication géographique » si convoitée, un label délivré par l’INPI, devenant ainsi le huitième produit à en bénéficier.

Cette pantoufle, qui est apparue au XVIIème siècle, a une histoire directement liée à celle du sabot, car, dans les campagnes, autrefois, pour rendre cette « poulaine » du jurassique plus confortable, les cordonniers-savetiers enfournaient les rebuts de feutres utilisés pour les pèlerines fabriquées pour la Marine Royale et cela à la suite de la fortification de la ville de Rochefort par Colbert en « 1666 ». 666 – Que Diable !!!

Jugée « un peu vieillotte », la Charentaise revient à la mode pour les jeunes qui pantouflent dans les entreprises et les fonctionnaires de Bercy. Je faisais partie de la French Touch chez Apple et, après une nuit plus arrosée que de raison, au petit matin, nous sommes venus au siège rencontrer les dirigeants du groupe pour présenter notre projet. Read the rest of this entry »

ST LAURENT OU TANT

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Cette maison, qui suscite un fantasme reconnu comme patrimoine des français, peine à émerger du lègue si lourd et de l’histoire du petit génie d’Oran. Vaccarello qui a supprimé les pièces cultes comme la saharienne, a conservé cette idée fixe de subversion entre le masculin et le féminin ; des seins nus et des robes des années 80 créant un nouveau genre : le clubbing romantique, c’est toujours mieux que le Porno Chic ! L’horreur est humaine.

Les demi-mondaines du premier rang, “glandes ma mère”, prêtent à imploser d’excitation, surnagent au bord de la seine, en suppliant ce soleil noir de leur envoyer le preux chevalier qui leur rendra une “black card”. Avec le tintamarre du cor de Siegfried pour seulement une ligne, ces héroïnes féminines avaient perdu la proie qu’elles pourchassaient, un homme “White Anglo-Saxon” de la City qui tartine les chauffeurs “Uber” avec des billets de 50 nuances d’euros.

Sur le podium, c’est une éclosion superbe de jeunes seins blancs sous la mousseline comme pour enchaîner mes yeux sur les poitrines plutôt que sur les vêtements : nobles rondeurs, effroi de ma pudeur chagrine, blanche sérénité de l’océan des formes, qui me conduisent lentement à une extase sans fièvre. Je suis pour l’égalité des sexes, et je prendrai moi-même les mesures.

Mais, vous l’avez compris, je ne parlais pas des robes de Vaccarello, mais des “Seins en Hiver” qui défilent face à la grande Dame de Fer se reflétant dans le miroir dressé pour l’occasion. Le créateur manipule l’esprit d’Yves pour en faire une arpette, mais la critique est Thésée, et l’art est d’Hippolyte. Jamais frisson de feu dans mes veines ne fut aussi faible, et un peu de folie dans la tête du créateur l’aurait aisément transformé en Torquemada de la couture. Read the rest of this entry »

HERPÈS AU GRAND PALAIS

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La maison du « faux bourg » sous la coupole du Grand Palais, un caramel qui colle au palais et menace la couronne. J’avais appelé le patron et l’on m’a dit qu’il était « Tailleur ». Cela m’a beaucoup étonné car j’ai beaucoup de respect pour cette noble profession. Un tremblement de terre de magnitude 15 sur l’échelle de « Hechter », un weekend d’envieux que la vermine éphémère qui démange un instant, mais qui finit toujours par « pet rire ».

70 euros pour un saut dans l’inconnu, une paille, mais pour regarder des dégénérés, c’est un Must si l’on veut rire. C’est le regroupement de la plus belle brochette de « DE » consanguins issues de mariages entre cousins qui viennent se retrouver au Grand Palais en famille. Des dégénérés, qui ne montent pas tous à cheval, des dents, qui se chevauchent, ou mal soignés pour cause d’investissement sur la toiture de la bâtisse familiale à restaurer. Ils viennent en masse voir la dernière « selle » d’Herpès, celle qui trône au fond du couloir à gauche, dans un carré pour crottin d’ânes de « champs pignole » où les nobles Marquis et Marquises ont la délicate attention d’appeler la M…. l’engrais pour les rosiers du château. Read the rest of this entry »

FEMMES D’AUJOURD’HUI

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Nous avions fini de dîner tôt dans un restaurant tellement romantique que j’avais cru que la belle m’aurait invité à boire un dernier verre chez elle, et c’est à ce moment-là, qu’elle m’avoua qu’il fallait qu’elle se rende à son deuxième rendez-vous Tinder!

Les femmes, d’aujourd’hui, sont ainsi faites ! Phobique de tout, et certaines, au moment suprême de l’acte sexuel, vous disent qu’elles préfèrent garder leur T-shirt car voir leurs seins légèrement tomber par la gravitation cela n’est pas assez esthétique ! Un culte de l’harmonieux sans borne ! Celle-ci vous explique aussi qu’elle est allergique au semence masculine et qu’elle préférerait que tu ne t’oublies pas dans son origine du monde, rajoutant que comme elle vient de prendre une douche, elle n’a pas envie de se salir. Bref, un acte sexuel tout à fait hygiénique et avec une esthétique toute maîtrisée, comme un selfie érotique face à un logo « Charmel » tatoué sur son sein gauche, une sorte d’hygiène de vie planifiée de l’extase anorexique, comme elle.

Une donzelle qui ne connaissait pas le film « Fool Métal Quéquette » de Stanley Lubrique. Entre celles qui ne se lavent plus par peur d’user leur peau, et d’autres trop hygiéniques pour faire l’amour correctement, je réalise que les femmes d’aujourd’hui pensent que « l’égoïsme et un moi de 365 jours ». Read the rest of this entry »

REQUIEM POUR UN BIRKIN

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Malheureusement, avec des prix compris entre 7 000 € et 280 000 €, le sac Hermès Birkin n’est pas dans la sphère financière de nombreuses femmes ayant la fièvre acheteuse bien que Victoria Beckham et Kardashian puissent profiter des plaisirs d’un authentique sac Birkin offert par la maison. Pour la plupart d’entre nous, le sac mythique ne vit que sur les pages pelliculées des magazines. Mais, si vous êtes malin, vous pouvez obtenir le même style pour moins de 390 €, et croyez-moi personne ni verra rien.

L’image de cette icône est à la hauteur de Monsieur Dumas, père, ce genre d’homme que l’on appelait, autrefois, un Monsieur (Race de seigneur en voie de disparition contre une bande d’humains de contrefaçon). Bref,  l’histoire raconte que Jean-Louis Dumas rencontre sur un vol Paris-Londres en 1981, président de la maison Hermès l’actrice Jane Birkin à côté de laquelle il était assis. Au cours du voyage, cette dernière, lui confie son problème de jeune maman : elle ne trouve pas de sac à main qui soit à la fois pratique et élégant pour ranger son four-tout et celle de sa fille Charlotte. Amusé, le président, jamais en peine de rendre service, la met au défi de dessiner le sac idéal. Elle commença à dessiner dans l’avion, puis, suite à plusieurs rencontres et réunions au Faubourg, le sac naît un matin de novembre 1984 et portera, bien sûr, le nom de sa muse. Sans le savoir, la chanteuse et comédienne venait de créer un sac iconique dont le succès n’a jamais été égalé. Read the rest of this entry »