PARIS FASHION WEEK 2019

MOMENT DE CALME ET DE VOLUPTÉ

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“C’est ce petit plaisir de l’objet musée” comme me dit ma compagne : la voiture qui, à elle seule et le parking inclus, coûte plus qu’un appartement sur l’Algarve. Tous les dimanches matins, je monte dans cet objet qui n’est plus un rêve puisqu’il est devenu réalité. Mais, c’est le seul qui me rattache encore à ma vie de célibataire ; entendez ma jeunesse passée. Parfois, je m’assoie sur ces sièges diffusant une forte odeur de cuir lissé par les années, car la belle a plus de 20 ans. Je tourne la clé et entend la musique du six cylindres à plat. Alors là, je laisse chauffer la bête de 300 chevaux pendant plusieurs minutes pour ne pas l’effrayer. J’appuie, seulement, en fonction de la météo sur le bouton du toit amovible, et, tout à coup, me voilà replongé dans ma vivacité passée.

Quand je démarre, il est toujours tôt le matin pour ne pas subir les affres de la circulation, sortie direction la porte de Bercy : je déroule les chevaux du “six cylindres”. Alors une vallée humide de lilas s’ouvre devant moi, un ruisseau qui murmure entre les peupliers, et le foin vert qui passe par mes narines à loisir et qui m’enivre de milliers d’odeurs à cette heure matinale. Je bouscule la route où je m’écoute vivre enfin. Sans penser à rien, je regarde la campagne couler à flot devant mon pare-brise… Read the rest of this entry »

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THE SWIMSUIT YOU MUST HAVE THIS SUMMER

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COLORATURA DE CARTIER

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Autour de moi, tandis que la ville sommeille, ma lampe inspiratrice éclaire ma plume, je viens voir ses trésors qui transforment une vie en fantasmagorie. Sans bruit, sous le pavé humide du bitume, je marche sur des pierres comme sur un lac profond et calme de Suisse, et, comme une panthère, je glisse jusqu’à la rue de La Paix dans une lumière blanche similaire à la neige quand, en avril, elle tombe des étoiles sur le pavé parisien.

Je suis au treize de la rue. J’arrive devant ce temple pour contempler cette collection « Coloratura » que Cartier nous présente en avant-première. C’est une file d’attente de 300m de long qui m’accueille, et je m’y installe patiemment à côté d’une sino- japonaise, car ses yeux débridés, par une opération, la rendent plus Hybride que chinoise, mais, pour la circonstance, « de Sodium ». Mes lecteurs assidus apprécieront. La gourgandine, les yeux fixés sur son Instagram, ne parle pas, et, le plus étrange, c’est qu’elle regardait canal-luxe, ne sachant pas qu’elle avait le patron à ses côtés. Voilà bien les affres de la communication d’aujourd’hui, ai-je pensé !

Un client, un peu perdu, arrivant tout droit de sa province, demanda à un des chasseurs s’il devait faire la queue pour rentrer dans la boutique. Ce dernier lui dit que oui. J’ai interpellé ce jeune écervelé pour lui rappeler que le client était roi et que, ce monsieur, qui venait pour faire changer son bracelet de montre, pouvait sans encombre et sans prendre la file d’attente, rentrer dans la boutique. Le luxe est souvent une affaire de formation ! Read the rest of this entry »

LE RESTO DE LA FASHION

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C’est à l’angle de la rue des Pyramides et de la rue du Faubourg Saint-Honoré, un café parmi tant d’autres dans le Paname de mon enfance. Nous sommes rentrés dans celui-ci, par hasard, après une collection de Haute Couture de janvier dernier.

Ce restaurant, tenu par une ancienne journaliste en reconversion, ne paye pas vraiment de mine, il y a un petit air de famille entre tous ces bistrots parisiens qui surfent sur la vague du « c’était mieux avant », en cultivant une certaine satisfaction à remettre René Coty au goût du jour dans un décor de carton-pâte… Nous nous sommes assis avec les mannequins venues pour la circonstance après le show se sustenter. Après un apéritif, nous passons commande. Quel n’a pas été notre surprise de voir les mets arrivés tous plus succulents les uns que les autres. Simple en apparence, un agneau de 7h arrivé en un quart d’heure a résonné comme un plat de fête où nous avons bêlé de plaisir dès la première bouchée. Nous nous sommes tellement régalés que je me suis autorisé de faire une entorse à mon régime en commandant un dessert. Un enchantement du palais, j’ai salivé bruyamment devant cette tarte au chocolat noir et sa feuille de praline. Avec une addition plus que modérée 25 € par personne gardant à l’esprit qu’il faudrait revenir. Le samedi suivant la Fashion Week, pour vérifier si ce bistrot Parisien pouvait tenir la route même le week-end, j’y ai emmené ma fille pour déjeuner en pensant que cela ne serait certainement pas aussi bien. Read the rest of this entry »

DIX MILLIARDS DE TRILLIONS DE CARATS

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On connaissait l’existence de météorites métalliques qui renfermaient de minuscules cristaux de diamants, mais en 2004, le Harvard-Smithsonian Center a annoncé la découverte d’une masse de carbone cristallisée qui a été baptisée l’étoile. Cette étoile est distante de plus de 50 années lumières de la terre. C’est le plus gros « diamant » de la galaxie, et il se niche dans la constellation du Centaure. Ce « diamant » pèse approximativement dix milliards de trillions de carats ? Le rêve de bimbo russes qui croient que vivre sur une planète de diamants sans “Eire”, cela fait toujours “Dublin”

Toutes amoureuses ou maîtresses donneraient leur cœur pour posséder un gage d’amour de cette taille, prêtes à caresser inlassablement leur amant pour avoir l’espoir de pouvoir aller chercher cette pierre ultime – Pourquoi pensez-vous qu’Elon Musk veut envoyer des fusées dans l’espace ? – “Je n’ai jamais suffisamment haï un homme pour lui rendre ses diamants” me dit Anne Hydride de Sodium, pour qui le diamant est synonyme de père noël, car, à noël, elle arbore une panoplie qui ressemble plus à un arbre de noël habillé par Chanel, et, pour elle, les hommes sont des vibromasseurs avec un portefeuille. Read the rest of this entry »

DISCOURTOISIE DES GENS DE MODE

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Modeste bug humain, il s’était fait ce soir-là une tête adéquate de bonimenteur, une tête de Christ blennorragique, laissant couler une lettre comme une cholérine opiniâtre que voici, « devant le nombre de places limitées bla bla bli, bla bla bla « . Au moins d’antan, on vous répondait même si la lettre était inlassablement la même vous prenant pour un imbécile année après année. Mais, maintenant quand vous expédiez une lettre écrite à la plume sergent major, c’est le vide sidéral, mais surtout, sidérant de silence. Pas même un petit vermisseau d’appel téléphonique, et, certainement, parce qu’à force de dire toujours « Non » on avait fini par voir accrocher à leur bouche des hémorroïdes.

Rien, c’est beau, comme dirait la pub ! Pas mal élevé, « rien », seulement pas élevé du tout. Les gens de la mode sont d’une impolitesse étonnante et, au même titre, que ces hommes de Tolède, erreur de la nature et que celle-ci a honoré d’une violence de coton, dans un organisme masculin d’aspect viril. Grossiers personnages impénitents, ces grands talents de rien déshonorent le genre humain et leur talent plus chaland d’ailleurs, qui ne sert qu’à nourrir la dépravation des personnes mal éduquées pour oublier au passage leur manque de courtoisie. Read the rest of this entry »

UN AMOUR DE PORCELAINE

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C’était un dimanche de flânerie où la chaleur écrasante nous avait amenés, tout doucement, dans les jardins du Palais Royal, là où il règne toujours un petit vent frais dans les coursives qui se propage comme le soleil qui inonde le soir et sa pâleur et dont les reflets scintillent sur une danse des murmures sortant de chaque arche ouverte sur les jardins. Des vaguelettes de vent au-delà de l’archipel des galeries, une “joie” douce nous transporte justement à la galerie Joy. Devant les vitrines, nous vîmes “non sans raison” mais, surtout, avec passion des fresques d’assiettes de Limoges de toute beauté. Ma compagne, toujours en recherche, et qui veut réaliser, outre la nourriture, des tables pour ses invités, comme des œuvres d’art, me propose de pousser les investigations.

Ces jeunes créateurs de porcelaine de haute facture artisanale qui vendent dans le monde entier, proposent le renouvellement et l’audace des arts de la table avec la renommée de Limoges, ayant bien compris qu’ils font partie eux-aussi de l’exception culturelle française. Il est temps de virer de la région ces affairistes “Maure” et leurs familles, homme d’affaires véreux qui détruisent à foison les entreprises et les emploient qui sont une tradition millénaire basée sur l’extraction du kaolin de la région. Read the rest of this entry »

DOLCE ET CARNAVAL

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Le lac de Côme pour une kiryelle de connes et, en plus, une vision comme avec des relents remixés à la sauce “Gucci”, comme un “poison” dans l’eau mais du lac minéral qui se fait “haut”. Le nouveau centre de gravité de la mode – oui mais, vraiment d’une gravité ! Bienvenue dans le troisième millénaire de la Fashion « huître » d’eau douce : celle qui sent l’acide de l’argent et vide la couture de sa force d’avoir toujours existé, retour vers le passé. A force de toujours retourné en arrière, on finira par écrire nos articles dans les grottes de Lascaux. Read the rest of this entry »

EYMERIC FRANCOIS 2019

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J’avais pris mon talisman pour le show d’Eymeric Francois en prévision du sortilège qu’on allait nous jeter, une amulette qui est dotée de vertu magique et qui sert à éclairer le statut particulier du journaliste en recherche de sensation poétique. Le sort peut donc en être jeté, Eymeric nous lance son sortilège en l’église américaine de Paris, et pour conjurer son sort de couture, je dissous ce texte dans une encre magique, pour ne pas être prisonnier de ma Raison ! Et, à l’heure de cette présentation, où mes jours ont été un rêve, et mes rêves sont restés un jour, une voix douce venant du bord de l’aile de l’Archange St-Michel, avec l’aide du créateur nous donne à boire une eau de mémoire puisée dans les ravines de la beauté comme une poésie qui sent les amandiers en fleurs, mais aussi la nuit fraîche des planètes inconnues.

Sa recherche éperdue de la beauté semble innée et il fait sienne cette phrase de Valéry : « L’amour a la puissance du chant, si vous ne le savez pas, allez le demander au rossignol ». Le couturier propose un contre-modèle de la mode, qui ouvre à la modernité, qui préfigure la profession pour demain. Des chemisiers de dentelle de Calais sur pantalon noir tissé de soie, des grandes robes de bal de brocard lurex corseterie noir, à décolleté over-zippé, des négligés courts rebrodés en rayon de paillettes et fourrure de quelques 10 000 épingles acier… sont de toute beauté. Il fait de l’allégorie poétique avec son aiguille, la seule réalité accessible et déchiffrable de son être. Read the rest of this entry »

RAMI ZAKHEM GLAMOURO-SCOPE

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Il est vrai que la séduction d’une salle climatisée aurait pu faire que nous soyons attendri par la collection présentée. Il est vrai que l’accueil de Romain Hulin toujours parfaite pourrait venir influencer notre jugement. Quand j’ai lu la brochure se référant à Saint-Laurent, Dior, Marc Bohan, Alaïa, et bien d’autres, mon intérêt a été piqué au vif. J’étais assis à côté de cette plume libanaise que tout le monde connaît dans la profession F EL K “le curé” (traduction littérale). “Nul n’est prophète en son pays”, et qui ne ménage pas ses mots sur les robes et les créateurs en devenir qu’il voit au quotidien.

Mais, c’est sans hésitation qu’à la première robe  nous sommes tombés d’accord et extrêmement surpris de la qualité des modèles présentés et, au fur et à mesure, les modèles glissaient comme des cygnes sur le podium miroir comme les eaux calme du fleuve St Laurent ; un signe peut être.

Nous vîmes une jupe crayon immaculée de cristaux rouge, noir et or comme un bouquet sur un fourreau incendiaire. L’incendie était dans nos têtes par le biais de notre imagination qui était lancée. Ce jeune matérialise le glamour. Il nous fait entrer dans un univers autre, sorte de matérialisateur de beauté, avec ce  pouvoir ultime que seuls quelques sages ont acquis à force de volonté. Un esprit très ouvert à l’imagination est un pouvoir particulier qui est le stade ultime de l’émergence des grands. Une émotion qu’il fait passer pas ses robes pour nous la transmettre. Read the rest of this entry »

SORBIER L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

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Se souvenir des belles choses et de toutes celles qui nous manquent entre les deux solstices, ce sont les collections de Franck Sorbier. Comme les beaux papillons qui pointent au moment de l’été et que les fans attendent les paupières mi-closes , j’ai le ventre creux entre deux collections, comme un sentiment de vide qui m’empêche de rêver au-delà de ma propre vie.

Alors, je regarde le passé et son miroir. Je contemple le déroulement infini de l’aiguille et mon esprit reste un gouffre toujours aussi amer de ne pas voir le Maître renaître de ses créations d’antan tel Le phenix. Sorbier, proche de la nature comme jamais, sonde le fond des abîmes de celle-ci et nul ne connaît mieux que lui les richesses qu’elle nous offre. Mais, dans la palette du couturier, il voit ces richesses se détruire, une terre que l’on combat sans regret ni remords jusqu’à diffuser sur les médias sociaux le carnage et la mort.

Le poète visionnaire nous fait ce jour la chronique d’un désastre annoncé, celui de notre propre destruction, car en commençant à détruire ces animaux qui étaient nos ancêtres, nous voulons oublier l’animal qui est en nous, l’éradiquer avec son environnement, pour au final, mourir nous-mêmes. La création sans la poésie d’un oiseau ou d’une branche d’arbre pourquoi faire ? Un chemin de plus qu’il faudrait suivre, mais qui s’ouvrira au poète de notre époque. Suivez plutôt un banquier, il vous racontera la poésie de l’argent vert, celui du dollar infiniment destructeurs. Read the rest of this entry »