COBSON FOREVER

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Enfant prodige de la mode parisienne entre ombre et lumière d’une styliste rencontrée au Palace, une femme vivante qui pouvait vous entraîner dans un tourbillon de soirées et de découvertes des rues de Paname underground. Voyageuse invétérée, ses créations étaient néo-chics. Sa vie était un voyage entre destin doré et lumière noire qui faisait d’elle une personnalité de la mode des années 80. C’était un temps que nous avons oublié, maintenant, le temps des Seigneurs et des Princes, celui de la présidence de Jacques Mouclier, “le grand” comme disent certains encore, probablement par opposition aux hommes de petites failles d’aujourd’hui.

Superbe et triomphante, elle vint un jour en grand apparat avec des airs d’Infante dans un flot de velours nacarat. Ses grosses perles de Venise qui roulaient comme des gouttes d’eau au bord de ses lobes, sa peau d’un grain laiteux de frais satin tranchait avec ses paupières battant des ailes sur ses globes d’argent brunis. Une nacre de l’infini qui lui donnait ce charme de pudeur. Voilà que doucement on la pose sur son lit, ce tombeau blanc et doux, pour que subitement la nuit tombe sur ce souvenir si exaltant.

Au revoir, petite sœur. Toi, qui aimait la vie à en mourir, voici que ton désir de l’Inconnu va être satisfait. Doucement, tu visiteras le jardin des anges et parmi les bois et les parfums, tu emportes, dans ton sommeil, la douceur suspendue d’une fleur par l’été qui tord le cou à l’ouragan. Dors petite fille, dors comme dormirait une Infante malade d’avoir toujours trop vécue.

Anonymode

 

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