HAUTE COUTURE PERDUE

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A ces printemps perdus que avons avons tant aimés, nous sommes là où l’on sent la création quitter cette ville et cette impossible renaissance d’une passion qui ne ressuscitera jamais. A ces saisons perdues comme ce beau violon d’Antonio Stradivari aux éclisses abîmées que l’on ne pourra plus écouter. A ces vieilles pierres des rues piétonnes de Paname, patinées par l’usure des fiacres qui les faisaient chanter au petit matin. A ces robes de princesses perdues dans les limbes de l’industrialisation de la pensée.

Ma belle muse de Haute Couture, toi qui était la sentinelle de mes rêves de liberté, et qui me protégeait de l’enfer des coupeurs de songes, qui essayent de me posséder dans un abri, en oxydant mon soleil et mes rêves de sublime. Mon Lagon illimitable et silencieux où chatoie l’incommensurable, et où se reflète l’immortalité du passé dans l’obscurité profonde des galaxies lointaines. Ces mots rêveurs s’impriment sur cette page pour devenir le vagabond de ma tristesse et l’ivresse du temps qui est passé à jamais.

Comme le bruit doux de la pluie sur le sol et sur les toits de Paris, je le dis à Pascal Marrant & Cie, la couture va recommencer là où même l’eau a choisi la couleur blanche du soleil automnal au pays de Verlaine. Dans cette Fashion Week d’hier, il n’y a que feu et haine et j’ai soif de Haute Couture comme une maîtresse perdue. L’indifférence des autres et leurs trahisons d’un métier d’exception ne gagneront pas la partie qui s’engage, car, à la fin, c’est toujours le beau qui gagne.

Anonymode

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