RAMI ZAKHEM GLAMOURO-SCOPE

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Il est vrai que la séduction d’une salle climatisée aurait pu faire que nous soyons attendri par la collection présentée. Il est vrai que l’accueil de Romain Hulin toujours parfaite pourrait venir influencer notre jugement. Quand j’ai lu la brochure se référant à Saint-Laurent, Dior, Marc Bohan, Alaïa, et bien d’autres, mon intérêt a été piqué au vif. J’étais assis à côté de cette plume libanaise que tout le monde connaît dans la profession F EL K “le curé” (traduction littérale). “Nul n’est prophète en son pays”, et qui ne ménage pas ses mots sur les robes et les créateurs en devenir qu’il voit au quotidien.

Mais, c’est sans hésitation qu’à la première robe  nous sommes tombés d’accord et extrêmement surpris de la qualité des modèles présentés et, au fur et à mesure, les modèles glissaient comme des cygnes sur le podium miroir comme les eaux calme du fleuve St Laurent ; un signe peut être.

Nous vîmes une jupe crayon immaculée de cristaux rouge, noir et or comme un bouquet sur un fourreau incendiaire. L’incendie était dans nos têtes par le biais de notre imagination qui était lancée. Ce jeune matérialise le glamour. Il nous fait entrer dans un univers autre, sorte de matérialisateur de beauté, avec ce  pouvoir ultime que seuls quelques sages ont acquis à force de volonté. Un esprit très ouvert à l’imagination est un pouvoir particulier qui est le stade ultime de l’émergence des grands. Une émotion qu’il fait passer pas ses robes pour nous la transmettre.

Comme un rêveur réaliste, il sculpte le corps de la femme pour notre plus grand plaisir. Il est amoureux des femmes et les magnifie, sans les «Chaneliser» par touche discrète de mousseline, d’or et de diamants. Il donne ce parfum de l’Orient et, en même temps, cette douceur de vivre de la ville de Bybelos, l’ancienne cité médiévale, et qui le pousse à continuer son chemin au delà des remparts de la ville à la confluence de la culture du beau. Une vraie intelligence au cœur qui n’a d’égal que celle de son esprit. A travers sa couture, je peux voir l’éclat de son âme, et, à force d’aimer la femme, on finit toujours par aimer les autres sans raison. Bravo, Monsieur, vous m’avez conquis j’en suis encore tout retourné.

Anonymode

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