FLORENTINS DE LA FASHION FRANCE

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Pour que tout change et que rien ne change ! C’est la France de la Ve République celle où les fils de famille et gendres des industriels de France payaient les campagnes électorales pour atteindre le plus haut niveau du pouvoir et influencer les lobby pour sauvegarder l’entreprise familiale, créant ainsi des fortunes pour plusieurs générations.

Tous les maux qui rongent notre profession, depuis des lustres, risquent donc de s’aggraver puisque les « dominants » détenteurs du pouvoir financier et médiatique semblent n’avoir plus aucune entrave pour exploiter au maximum les « dominés ». Maintenant, il voudrait même faire taire les plus récalcitrants. Pourtant, certains humanistes viennent enrayer leur machine à fabriquer du malheur. Il faut que tout change pour que rien ne change. C’est le leitmotiv de la Fashion d’aujourd’hui. Tout le monde bouge et tout le monde change mais rien ne change. Les Florentins, cireurs de poulaine du pouvoir, viennent chercher leur obole en courbant l’échine devant les seigneurs du luxe.

C’est la France des privilèges ; celle qui, autrefois, faisait la révolution et qui finissait par couper les têtes, comme une blessure qu’elle s’infligeait volontairement. La Fashion Week de la discrimination, celle qui vous empêche de faire votre métier, adoubant des journalistes de moche au détriment de journalistes de plume, et si vous n’êtes ni homosexuels, ni fils de famille, il vous faudra ramer pour atteindre la rive car cette vague, vous repoussera inlassablement au large du rivage du luxe. Il faut que tout change pour que finalement rien ne change. C’est la Fashion des nec plus ultra, des dandys vieillissants qui croient faire partie de ce monde alors que la mode ce sont les autres. La Fashion des reporters sans matières, plus rapporteurs d’ailleurs que reporters.

La Fashion de la déréglementation ; celle qui influence la météo en détruisant la planète au profit d’un petit nombre, celle de la réglementation de l’argent qui tourne toujours seulement pour les plus riches que riche. La fashion des sangsues qui grappillent la gloire des autres pour eux-mêmes, car ils sont pour la plupart des artistes ratés. La fashion attachée à leurs vassaux, des vassaux toujours plus vagaux comme un malaise, car il faut que tout change pour que rien ne change, un moment de présent entaché à jamais au futur.

Anonymode

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