BALMAIN CROÛTE QUE CROÛTE

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C’est une bien triste profession ; celle où l’on accepte qu’un créateur-designer ne sache pas monter, ne serait-ce qu’un tailleur, sans une équipe autour de lui ! C’est une bien étrange profession que d’adouber un mystificateur qui prend les idées des uns et qu’il mixte avec celles des autres pour refaire quelque chose d’anciennement nouveau pour  lui-même. C’est un bien étrange métier que d’accepter quelqu’un qui n’a jamais fait aucune étude dans une école, et qui vient prendre le travail de ceux qui ont payé et trimé pour concrétiser leurs passions et pouvoir vivre leur rêve de couture. C’est un bien étrange métier de choisir une créateur en fonction de son appartenance à un groupe ou à sa sexualité, discriminant, de ce fait, les autres.

C’est une bien étrange activité de prendre la création d’accessoires réalisés par d’autres et se les approprier sans vergogne pour une marque qui n’est même pas la sienne ! Présentez vos excuses à Monsieur Balmain, à Monsieur Givenchy, à Monsieur Guy Laroche, à Monsieur Montana et à tous ces grands créateurs qui ont fait la mode et ce qu’elle est aujourd’hui, que vous rapinez à foison.

Bien étrange situation que celui de la couture où des inconnus ont un avis sur tout et surtout un avis, sans avoir aucune légitimité. Il est vrai qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois.

La collection de Balmain, à la mairie de Paris, sous le patronage de la reine Margot, habillée pour la circonstance d’un tailleur trouvé dans la Grande Loge de ses parents, accueille hier le plus esbroufeur et usurpateur de la Fashion Week de Paris, j’ai nommé Olivier Sourdingue. Une description simple du défilé, entre Paco Rabanne, Claude Montana et quelques prises de “glaire” à Madame Gaby, le défilé se résume à un copier-coller. C’est le signe d’une génération qui se fond dans le vide. Le gamin rentre en coulisse apaisé et persuadé que la fashion globosphère a frémi de cette effroyable collection. Ce vrai “paleux” qui a, en lui, du prêtre pour vieille bigote et cabotin de bénitier, continue comme le peintre croûte que croûte.

Anonymode.

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