LE VACARNE HELLO D’YSL

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yslComme elle se fait sentir la pression pour Anthony Vaccarello en prenant un costume aussi grand. C’est cuir, cuir et cuir pour le début du show ; une variation autour de la petite robe noir comme une sorte de Vinyla Sky pour sa vision du monde de la mode. Une succession de robes « clubbling » pour femmes en goguette, sexy des eighties, silhouettes d’un vestiaire pour les éternelles soirées du monde du Palace. Entre sensualité, travail pour sa gloire et la recherche de sa propre notoriété, l’exemple de Karl fait école : laisser une trace dans la mode, le ‘Vacarne Hello’.

Mais que s’est-il passé depuis que le Maître a quitté notre monde ? pour que l’on vienne inlassablement nous proposer un générique de mode, comme une pilule que l’on avalerait peu à peu pour nous faire oublier Yves, un lavage de ‘cerf-veau’ pour nous imposer une femme dur et si peu romantique.

Tous les ingrédients étaient réunis : chantier, échafaudage, comme pour nous dire : ‘Mode en construction’, un parterre habituel de célébrités passées allant de Catherine Deneuve à Kate Moss,… en passant pas Amber Valletta.

Paillettes à gogo, le créateur, assis sur la vague des années 80, retrouve la tendance du moment. Robe de cuir couleur chocolat au lait, avec une doublure en mouton, Vaccarello ou le bouillon de mode plus que de culture, dépeint une sorte de femme aviateur décomplexée prête à traverser l’Atlantique pour rejoindre le pays de la vulgarité, c’est-à-dire, celui du nouveau président Américain.

Mais, il y avait aussi un côté romantique à tout cela, peut-être à cause de la nostalgie que j’ai, de cette époque du Privilège où officiait la sœur de Didier Grumbach, que j’ai connue, et qui me remonte comme une bouffée de souvenirs.

Comme pour aplanir les instants si durs du départ de ces mannequins blafards et de noir vêtus, la suite est plus rude : on dé-zippe tout, on ouvre les boutons, on assume la transparence, on exhibe ses seins, son nombril, on goûte au latex de cuir. Bref on Helmut Newton’sise la collection, comme un sex-shop qui serait le plus luxueux du monde.

La fin du show, sur le style décadent, qui fit la légende en son temps du mythique Studio 54, garde le culte des strass, une tendance qui tombe à pic pour les bimbos russes en manque de diamants et qui regardent briller les paillettes qui vous feront devenir chèvre mais pas de laine angora-phobe

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