LES BOULEVERSEMENTS DU LUXE

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luxeLes grandes multinationales du secteur du luxe ne sont pas en crise, mais ils doivent changer impérativement d’approche pour séduire la génération Y. Surtout, si vous gagnez un million d’euro par minute, l’erreur serait de penser que votre groupe est solide. Aujourd’hui, effectivement, une multinationale peut couler du jour au lendemain car les informations virales contre celle-ci peuvent être dévastatrices.

Les 100 plus grandes entreprises mondiales du luxe ont généré au total un chiffre d’affaires de 222 milliards de dollars, entre fin juin 2014 et fin juin 2015, soit une augmentation de 3,6% par rapport à l’année précédente. Néanmoins, de ce tableau général se dégagent plusieurs tendances. LVMH, le numéro mondial, a fait état d’une croissance de seulement 3% au premier trimestre 2016. Le groupe suisse Richemont a, de son côté, annoncé des ventes en baisse de 18% au mois d’avril.

Les marges du secteur restent, toutefois, confortables. Les dix plus grandes sociétés de luxe dégagent une marge nette de 13,2% en moyenne.Un grand nombre de sociétés affiche une croissance et des marges à deux chiffres, mais elles sont aussi de plus en plus nombreuses à enregistrer une baisse des ventes à deux chiffres, et cela en raison du marché chinois qui faiblit considérablement, alors que l’Inde n’est pas encore prête à prendre la suite des clients de la Grande Muraille.

Les défis auxquels font face les géants du luxe se situent dans les changements de comportements d’achat. Peu à peu, Instagram et Snapchat se substituent aux vitrines et aux zones de chalandise. Les sites Internet des marques pourraient devenir leurs principales boutiques à terme, et le rôle des influenceurs sera de plus en plus croissant.

Les ventes en ligne profitent aux marques indépendantes de moyennes envergures, leur offrant une visibilité, et la génération interconnectée réunira les fusions des canaux de distribution dans le digital, mais surtout, elle aura besoin d’une interaction bien plus fine entre les marques et les clients. Les consommateurs exigent une expérience du luxe plus personnalisée, ils s’attendent à avoir la possibilité d’influencer sur les produits et les services qu’ils consomment, c’est le concept acheteur et promoteur des marques.

Les industries du luxe auraient dû prendre le virage depuis plus de 10 ans, mais quand vous décriviez comment allez s’organiser la société de demain autrefois à des chefs d’entreprise, bon nombre d’entre eux vous disaient que l’Internet n’était qu’un phénomène de passage ! Cette remarque me faisait dire à la sortie de la réunion : encore un Français visionnaire !

Anonymode.

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