FRANCK SORBIER, UN JARDIN D’ENFANTS

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Franck Sorbier theinfluencerPicasso disait : “Le génie, c’est l’enfance retrouvée en abondance”. Nous pourrions en faire la maxime de la présentation de Franck Sorbier cette saison.

Le nom de ma place “Snegourotchka” ou l’histoire d’un homme et d’une femme qui vivaient ensemble depuis des années, mais à qui ils manquaient un enfant. Snegourotchka veut dire ‘petite fille des neiges’ qui deviendra comme Pinocchio, une vraie petite fille.

Cette saison, le Maître Franck Sorbier nous a emmenés sur la Terrasse de l’Hôtel Raphaël, et cela m’a semblé de bon aloi lui qui est au toit du monde de la Haute Couture.

C’est un voyage pour nous raconter au travers de sa collection les contes et légendes populaires slaves et, plus particulièrement, russes qui constituent un recueil des plus importants du patrimoine culturel européen, tout à fait comparable à l’oeuvre des frères Grimm, mais toutefois moins bien connu en Europe occidentale.

Comme sortie des contes, il était une fois une ribambelle de bambin habillée par Franck qui symbolisaient la pureté de ses créations. Mais comme dans toute histoire slave, il y a un côté sombre et mélancolique, symbolisé ici par les Dames en noir magnifiquement mystérieuse.

Nous sommes arrivés de bonne heure sous un soleil parisien attendu juste pour Franck et Isabelle. A l’entrée, nous avons vu arriver le Président de la Chambre Syndicale sans invitation, et qui pensait que sa large stature le ferait rentrer. Il n’en a rien été. Ce dernier dû faire demi-tour pour réintégrer sa limousine aux vitres fumées avec une moue boudeuse. J’ai pensé à cet instant que si Jacques Mouclier était arrivé avec son costume Lanvin, sa chemise à col blanc, sa cravate et sa légion d’honneur, il est probable qu’on ne l’aurait pas pris pour un vendeur des nouvelles technologies. Bref, le charisme, c’est une de ces notions qu’il est difficile de définir avec des mots, mais qu’on reconnait à coup sûr quand on le voit.

Revenons au sujet qui nous intéresse. Les enfants et les femmes de Franck Sorbier, sur un air d’accordéon par le virtuose Pascal Contet ouvre la marche des Dames en noir. Coiffées de toques orthodoxes, les babouchka semblent venues de l’extraordinaire cathédrale de Saint-Basile-le-Bienheureux à Moscou – tout un programme.

Cuissardes ottomanes et dentelles fines du plus belle effet, la couture selon Franck Sorbier est un message. C’est sociologique, les créateurs montrent le monde par le prisme de leurs yeux “persans”. Le monde, aujourd’hui moitié religieux, moitié agoraphobe, recherche la pureté pour l’imposer aux autres. Mais, Franck sait que la pureté c’est l’enfance, et il présente une Collection Haute littérature.

‘Ses copines sautaient elles-aussi et Snegourotchka décida alors de sauter à son tour. Elle se prépara, courut le plus vite qu’elle pu et sauta au-dessus du feu…et soudain disparut ! Elle avait fondu en quelques secondes !!! Il ne restait qu’un petit nuage de vapeur qui s’éparpillait dans le ciel ‘, un conte par Franck Sorbier. C’était déjà fini. Snif Snif….

Anonymode

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