UN MOMENT D’OPTIMISME

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Il y a parfois des sources inépuisables de joie intérieure qui peuvent passer devant vous et qui rendent votre cœur joyeux et débordant d’optimisme. Toujours en recherche d’idées, je m’évertue à décrire cette société dans laquelle nous vivons et, pour cela, je m’étais installé face à la conciergerie en quête d’idées, sur un transat que la mairie met à ma disposition pour mes longues après-midi de réflexion et de flânerie, pour mon slam de Paris !

Je constate que par terre autour de ce transat foisonne une multiplicité de mégots laissés là par des humains ayant les neurones au chômage technique. Personnellement, je ne fume plus depuis le 1er janvier 2000, cadeau que j’avais fait, en son temps à ma femme, comme signe de mon amour éternel qui n’a pas duré.

Deux jeunes filles armées de bouteilles en plastique s’approchèrent doucement de moi en faisant des petits bons et ramassant au passage tous les détritus et mégots qui jonchaient les pavés du roi. Elles échangent à haute voix pour que j’entende : « Les gens sont terribles. Ils laissent leurs mégots partout en me regardant avec un œil réprobateur ». Sortant de ma rêverie, je leur interjette que ce n’est pas moi car j’ai arrêté de fumer il y a bientôt 20 années. Étonnées ! L’une d’elles me dit : « Alors là, cher Monsieur, pour nous : vous êtes le Phénix des hôtes de ces quais » citant Jean de La Fontaine. Read the rest of this entry »

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ELIE SAAD CHINOISE-MENT VÔTRE

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Au sens strict, on entend par chinoiseries un style européen de décoration dont l’origine s’inscrit dans une problématique d’échanges artistiques entre des civilisations très éloignées et fondamentalement différentes dans leur perception du monde. Le terme, lui-même, est apparu dans la langue française vers 1845, avec une connotation nettement péjorative qui a longtemps perturbé.

La perception même de la Chine s’était inscrite autrefois dans une fausse image de l’Asie, résultant probablement de la méconnaissance qu’on avait de cette région du monde et longtemps caractérisée par son isolement et sa fermeture à l’étranger. La Chine, ancienne espace géographique et culturel inconnu pendant longtemps, n’avait été parcourue que par quelques rares voyageurs, provocant des fantasmes à son sujet les plus fous, que peu de gens pouvaient les contredire.

Mais, voici le Elie « Damour » bercé par une grande blonde à la peau trempée dans un bac de kaolin donnant une porcelaine fine, mélangeant un fleuve de couleur topaze, avec des yeux retroussés vers les tempes. Le voyage d’Elie Saab, de la frontière de l’Empire Ottoman passant par Gènes entre l’Orient et l’Occident, s’ouvre sur la mer Égée, comme autrefois les chevaliers de Rhodes qui foulèrent ces mêmes routes. Read the rest of this entry »

LE CIRQUE DES POÈTES ABACUS

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Un spectacle qui détonne, mêlant cirque et danse, comique et dramaturgie, un  coup de poing qui, par le mélange des genres, nous entraîne dans un voyage de la vie dans toute sa complexité et sa beauté. Raphaëlle Boitel, danseuse circassienne, – « traduisez du Caucase » – chorégraphe et metteur en scène, rend un hommage profondément touchant et poignant au cirque, et plus particulièrement à Annie Fratellini, première femme clown avec qui elle a eu la chance de travailler. Miroir profond et sombre, où des anges charmants chargés de mystère, apparaissent dans des murmures d’un rayon de lumière transporté par un public médusé. Le cirque rejoint ici le merveilleux, un mirage qui vous plonge dans un rêve. Des tableaux qui nous plongent, grâce à des jeux de lumière qui ne sont pas sans rappeler les clairs-obscurs du Caravage, dans les profonds contrastes de notre vie intérieure.

Et quand les lumières s’éteignent, c’est pour mieux renaître par un projecteur éclairant des zones d’ombre vides, le temps est comme suspendu. Perches et autres accessoires déambulent sur scène, au même titre que les 5 danseurs qui surviennent alors sur les planches et les deux membres de l’équipe technique qui interagissent avec eux à travers des jeux de cerceaux, de tissus, de sangles, des performances de funambulisme et de jonglage qui nous font osciller entre le rire et les larmes. Read the rest of this entry »

EYMERIC FRANCOIS BARBE A PAPA

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Elle s’appelait alors « rue de l’Enfer », nom probablement dû à sa proximité avec la « rue de Paradis ». C’est ici que nous arrivons pour la collection d’Eymeric François. Cette rue s’appelle dorénavant la « rue Bleue ». L’histoire raconte que son nom provient d’une manufacture de boules de cristal du même nom, fondée bien avant que Jacques Mouclier ait des bureaux non loin de là quand il présidait la Fédération de la Cristallerie. La rue de la chaleur et de la fureur de coudre est peut-être aussi celle des furies que propose Eymeric par ses mannequins, rêve d’un hétéro comme ces divinités romaines non soumises à Zeus qui tourmentaient les hommes pour les faire expier, un songe, en tous cas, pour moi…

Un flot interminable au pied de l’immeuble, je rencontre Xavier Chaumette, le noble prince et historien de la mode qui dans son infinie gentillesse m’adresse la parole en me faisant croire que l’instruit c’est moi alors que la culture toute entière du métier c’est lui. Comme une montagne tombant à jamais dans des mers sans nul rivage, il attend patiemment de voir la collection de ce talentueux couturier. Je prépare mes crayons car j’aspire aux cieux qui débordent des eaux calmes et glacées d’un verre de thé qui viendra me transformer en un Rimbaud, le même que certaines Bimbos, derrière moi, lisent « Rambo », le prince des poètes militaro-américains ! Read the rest of this entry »

QUAI DE SCÈNE DE MÉNAGE

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Voici l’histoire des quais de Seine que l’on a “piétonnisé” pour en faire le soir à la fraîche une buvette géante, et un parking à bobos pour pique-nique du vendredi soir pour, au petit matin, les rendre au camion Derichebourg. Un chemin de Seine transformé en poubelles par des jeunes “Gringa Lait” comme des clous, et là, où je cherchais de l’or, je n’ai trouvé que des ordures. Ces crapauds de pissotières, au moment de plier bagage, synthèse de la connerie et pas éduqués, laissent sur les quais aux agents de nettoyage un spectacle désolant de bouteilles vides, sacs en papier, sachets de chips, verres… La plage s’est transformée en une montagne, mais de déchets !

Quelle dichotomie de voir la conciergerie devenir peu à peu les poubelles de l’histoire de la Reine “Magot” ! Voici les voitures de la capitale toujours plus nombreuses, et ces espaces de vie alcoolisées deviennent peu à peu des zones de non-droit, et dans quelques années on viendra nous dire que les jeunes et l’alcool sont un problème de santé publique. Entre ces jeunes puceaux dans un coma éthylique qui dorment dans leur vomi, et d’autres qui se battent gonflé d’alcool et de testostérone en abondance pour une belle anorexique que l’alcool a rendu canon, alors qu’elle n’était que pute de chantier. Read the rest of this entry »

ROLLAND SLAVE DE MONGOLIE

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Nous arrivâmes sur le boulevard Haussmann, une artère faite d’immeubles parfaitement alignés qui se dressent comme un rempart, mais subitement tout change car à l’arrière de celui-ci, nous pénétrons dans les arcanes du pouvoir, sur la droite, la voyez-vous cette rampe remplie de pavés qui s’échappent de la rue avec tant de grâce ? C’était là où, autrefois, les carrosses arrivaient pour franchir cette porte discrète ornée de deux aigles de bronze, là où l’empereur aurait dû accueillir ses invités en toute discrétion. « De quel style est le nouvel opéra ? » demanda, en son temps, l’Impératrice Eugénie. L’architecte Charles Garnier lui répondit : « C’est du Napoléon III, Madame. »

Nous voici donc devant l’Opéra Garnier pour la présentation de Stéphane Rolland, et dans la brume du désert des Tartares à la limite de l’Oural, là où le désert de Gobie commence et où la frontière de la Chine est si proche, c’est sur un air de Jessye Norman, que le créateur à la barbe bien taillée et au cheveu de d’Artagnan charge l’histoire d’une collection Haute Couture, et, comme un signe, il sort de son sillage pour prendre son envol, l’amour de la couture transcende toutes les frontières, qu’elles soient géographiques, sociales ou politiques car il parle au cœur de chacun, et Rolland nous parle au cœur. Read the rest of this entry »

UN ODORAT POUR COMPRENDRE

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La partie du cerveau responsable du sens de l’odorat est le système limbique, et, oui, « cela n’est pas un peu court jeune homme ! ». C’est ce Cyrano ou cet appendice qui est responsable de la cognition olfactive mais également l’administrateur de notre capacité à ressentir et à nous souvenir. A 13 semaines, un fœtus a un sens de l’odorat pleinement développé et c’est là où ses préférences gustatives commencent à se former. Une fois né, notre monde entier est une odeur, c’est notre sens prédominant jusqu’à nos 10 ans. Notre seul autre sens plein, qui se développe à grande vitesse à ce stade de l’évolution, est celui de l’émotion.

A chaque fois que quelqu’un expérimente une sensation ou une odeur, celle-ci est stockée dans la mémoire. Les préférences olfactives sont basées d’abord sur notre culture et le milieu de vie de chacun. Chaque odeur est un ingrédient qui, au cours de notre première décennie de vie, est un ensemble que nous partageons avec toute l’humanité. C’est la seule chose que nous avons en commun sur l’ensemble de la planète, que l’on soit jaune, blanc, noir ou rouge ?

Alors, si vous pouvez prendre vos souvenirs de vacances en Thaïlande et les mettre en bouteille, le succès n’est pas garanti car il faudrait que l’ensemble de la planète ait été dans le pays et ait ressenti les mêmes émotions que vous afin de pouvoir les partager. Read the rest of this entry »

LES FILLES D’AUJOURD’HUI

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C’était l’heure où l’âme qui, sous le poids du corps, oublie l’air pleine de frisson, quand l’aube apparaît et où la nuit, qui s’en va, s’enfuie derrière la femme aimée. Là où le chant du coq, au loin, déchire l’air du petit matin. Je remonte le trottoir avec mon cabas pour faire la corvée des courses du samedi matin. Face à moi, à la croisée des chemins, deux jeunes filles de 20 ans, l’une cheveux gras et seins lourds qui n’a jamais connu de bonnet probablement, et don la gravité de Newton finissaient par courber la donzelle vers le sol, un jean troué aux genoux et coupé sous la raie des fesses lui faisait office de pantalon, un maquillage tellement light qu’il est inexistant laissant apparaître des petits boutons d’acné sur l’ensemble de son visage.

Son amie, avec qui elle est en grande conversation bruyante, quant à elle, avait revêtu une casquette pour cacher ses pellicules, un pull-over qui couvrait mal son épaule où l’on pouvait apercevoir une pilosité mal contrôlée et un pantalon cours qui arborait des tâches blanches en son centre lui compressant sa Nymphe de Ternate. Bref, une vision de jeunes filles d’aujourd’hui qui, au passage, laissant dans leur sillage, une odeur pestilentielle, me gratifiait au passage d’un nuage de fumée qui sentait le remède contre l’amour. Read the rest of this entry »

JACQUELINE BOUVIER IN PARIS

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Voici l’histoire d’une année passée à Paris qui a transformé une étudiante alors inconnue du grand public, Mlle Jacqueline Bouvier s’est vue sa vie transformée à jamais par son voyage dans la capitale Française. Je parle bien sûr, pour les Bimbos de la télé-réalité, de « Jacqueline Kennedy ». Avec son nom et son héritage, Française par son père, elle était déjà prédisposée à admirer la France, mais son année universitaire de 1949 à 1950 a cimenté sa passion, lui permettant ainsi d’absorber la langue et le pays de Louis XIV, où comment les Français ont dirigé le monde en sous-main par la Première dame la plus célèbre des États-Unis.

Dans une famille d’accueil aux rues étroites du quartier Latin, à l’angle de la rue Jean de Beauvais et de Latran là où s’élevait en 1552 la maison Grosse-Escriptoire de Guillaume le Bé. Habile fondeur de caractères romains, grecs, et hébraïques, il se trouva fort dépourvu quand il dut mettre en exergue typographiquement un texte cité, il inventa alors une ponctuation qui ouvrait judicieusement devant la citation et se refermait à la fin… Chacun bientôt baptisa « guillemets » ces signes conçus par Guillaume.

La petite Jacqueline suivait des cours non loin de là, à la Sorbonne, et comme si elle était dans un incubateur, son style, son esprit vif, sa façon de pensée ont été affinés par les rues de St-Germain-des-Prés et le bouillonnement des existentialistes. De Proust à Saint-Simon, sa culture était large. Son périple débuta à bord du SS De Grasse, un paquebot construit en 1921, et entre New York et Le Havre avec la Smith Collège Junior. Read the rest of this entry »

UN FICHIER JPG CORROMPU

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Pour le recyclage, Jean-Paul s’y connaît ! Il a recyclé les idées des autres toute sa vie, et concernant les trompe-l’œil, déjà à l’époque, il avait plagié Vasarely, tellement magique. Devant des Bimbos incultent, il s’en attribue les dessins, mais au « Front Row » de ces donzelles qui va comprendre que c’est l’artiste de génie Victor Vasarely dont il s’agit ! Des trompe-l’œil sur la fourrure pour mieux la promouvoir, trompe-l’œil est le mot juste d’une collection qui trompe non seulement la vue mais également, les gogos archi friqués qui viennent pour le show.

Maudit soit le « Couseur », dont la preuve sortant de son aiguille, tenaille la mode sans rime malgré Minerve. De ses lourds Nogent, martelant le bon sens, il a fait de la couture une prose en douze pieds alors qu’il faudrait compter en « verres ». J’ai assez de courage pour regarder au-dessous de moi, et cela me donne une mauvaise envie de décrire les modèles comme ils sont : des vêtements de « Couture être » affamés qui déforment le métier en fripier plagiaire et tartuffe achevé. Un « Gonthier de Baignaux » qui a expiré devant nos yeux, et qui remplit encore à présent tous les théâtres des équivoques dont on ne finit jamais de soigner l’affectation des yeux de ses contemporains. Si on découvre que le Kaiser avait entièrement reconstruit son histoire, vous pouvez imaginer la vraie histoire d’un fichier JPG. Read the rest of this entry »

SORBIER CHEVALIER DES ARTS

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Amis des balades en poésie, voici le jardin secret de Franck Sorbier … C’est la première note magique jouée sur la corde d’argent d’un cœur en été, la caresse des yeux de la Fashion Week toute entière, un message qui livre les secrets ineffables et exaltants de la semaine. Voici donc l’âme qui élève aux limites de l’être dans lesquels seul le fond peut paraître aux gens éclairés, et là où les humains de contrefaçon sont expédiés manu militari en terre Adeline pour y faire retraite.

Une lumière précieuse, comme une note magique d’un sac où les secrets de femmes foisonnent, dans un désordre organisé. Une princesse douce comme de l’Hermine de Clermont et du tonnerre de surcroît, au cœur avoué de caresses qui courbe de ses yeux une salle sous le charme de ses deux Braques de Weimar d’un gris sublime. Une rivière de danseuses, donnant l’émotion et dans l’orée parfumée de leur sourire radieux, touche les âmes et parle avec les yeux.

Voici les robes en ville qui se transforment en robes de Haute Couture sur un simple geste, et le maître Franck Sorbier invente encore et, comme à chaque fois, une idée qui sera reprise par les autres, car la mode c’est lui, alors que les autres ne restent que les autres.

Des robes en crêpe de soie, du latin crispus, qui signifie ondulé. L’histoire raconte que les fraises d’Henri III étaient faites de crêpe de soie car ce polono-lituaniens avait de terrible démangeaisons autour de son cou alors sa mère, la grande Catherine de Médicis avait fait fabriqué, pour lui et ses mignons ces tours du cou. Read the rest of this entry »

GUO PEI LE CORBEAU DU SI CHUAN

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C’est comme un oiseau d’ébène qui induit la triste imagination d’un sourire chinois. Voici le grave et sévère décorum de la déconvenue, la vision lugubre du corbeau errant loin du rivage de l’Empire du Milieu… de la nuit. Une collection impériale au rivage plutonien, dans la prison de la cité du même nom, Guo Pei nous donne la Chine dans sa sinistre rétrovision d’un monde si isolé et si agoraphobe. Quel connaît mal le pays qui l’accueille !

La maison de la « Rugo » Pei retombe dans ses travers qui vous empêchent de voir une collection simple et sans débauche d’agents de troc. Voilà la cible et les oiseaux de Hitchcock qui annonce le malheur et qui fondent sur nous comme le ferait ces oiseaux déplumés qui avouent sans ambages leur déchéance. Le paon à l’air de se plaindre, au milieu des rossignols qui chantent si bien dans la haute couture, mais la profession est ainsi, tranchante comme la lame d’un Katana qui se frotterait à une soie de Lesage.

Oiseau jaloux qui devrait se taire au lieu d’envier la voix du rossignol. Le corbeau sert pour le présage, tandis que la corneille alerte par une chronique sur une couture en errance des « Vamps Pire » du milieu. La foudre Read the rest of this entry »

ZIAD, UN COUTURIER A SUIVRE

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Ce jeune fils spirituel d’Elie Saab en mieux, voit sa couture définie en trois mots : féminine, élégante et gracieuse. La mousseline de soie et les broderies y sont légion. Ce libanais, qui découpait déjà des robes quand il était enfant, habillait soigneusement les poupées de sa petite soeur. Ziad, l’homme, qui aimait les femmes, a compris depuis longtemps que celles-ci étaient l’avenir de l’homme.

La maîtrise du couturier, à la fois dans sa technique et dans sa justesse, a donné, hier matin, au pavillon Cambon, non loin de la maison Chanel, toute la splendeur de l’Orient que même Coco n’avait pas saisi. Magie de l’Orient et mélange des parfums de miel et d’encens, j’aime les mots chantants et cette écriture calligraphique qui stigmatise à elle-seule tout un peuple. J’aimes les felouques et leur voile dressée comme des robes de Haute Couture et qui résume cette atmosphère si particulière des portes de l’Empire Ottoman. Quand Chateaubriand racontait son itinéraire de Paris à Jérusalem ou Lamartine son voyage en Orient, Delacroix peignait la fiancée D’Abydos. Read the rest of this entry »

NOMADE ALLEEM YUSUF

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Aventure de son enfance parmi les dorures luxuriantes et pourpres des bazars de son Pakistan natal, des plumes d’autruche en guise de Jasminum, des cristaux de Swarovski pour les symboles de son pays, et une crête d’étoiles au-dessus d’un bouclier emblème de son drapeau. Pour cet australien d’adoption, ses valeurs restent le Pakistan et son slogan : « unité, foi et discipline ». Celui-ci s’est retourné sur ses maîtres de la Haute Couture, et, tout d’abord, sur celui de Granville.

De fait, si ce dernier semble se confronter plus volontiers aux œuvres de la mode d’antan, il paraît néanmoins subsister chez lui un sentiment profondément ambivalent à son égard. Représentation propre à une époque et à un milieu social donné, mais la Haute Couture demeure, dans le même temps, très largement son référentiel, et en y introduisant une goutte de modernité, il passe un chemin qui, comme à Compostelle, lui donnera la voie vers la sagesse couture assurément.

Anonymode