MAISON MARGIELA PARIS 2019

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VUITTON ABLOH AND WEST

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Virgil Abloh, après son premier défilé pour Louis Vuitton, a embrassé son mentor, Kanye West, et les deux hommes ont pleuré des larmes de joie, comme deux amants heureux de leur coup avec LVMH. Le Black Power pour une collection White Power, où quand le lobby Afro-Américain investit la mode française, et quand les Kardashian font une entrée dans le cercle très fermé de la Fashion Week de Paris ; vous les virez par une porte, c’est le copain du mari qui revient par la fenêtre.

Il y a quatre ans, le designer de Rockford, dans l’Illinois, a lancé sa marque de streetwear “Off-White” dans le but de révolutionner la haute couture disait-il à l’époque ; confondant couture, prêt-à-porter et haute couture. Mais, finalement pourquoi pas, quand nous entendons notre propre président parler de “Vêtement” pour définir la profession.

Une ardoise vierge, c’était l’idée de cette collection. Comme un bon élève, son schéma de couleurs était basé sur la lumière blanche qui frappait un prisme et se séparait en un spectre de teintes, type “Pink Floyd Prisme”, avec des nuances allant du blanc cassé à la palette multicolore du “Magicien d’Ozer” mais, osez fermer le Palais Royal signifie un défit de rien pour le Seigneur des Arnault.

Abloh se compare au personnage joué par Judy Garland, la «fermière du Midwest transportée à Oz, dans une terre de conte de fées où elle expérimente des choses hors de son imagination». Sur sa route, le créateur trouve une veste faite de vison blanc, un chandail à capuchon en cachemire à double face camel et un t-shirt tie-dye en cuir blanc, un vrai “conte de gay”. Read the rest of this entry »

HABEMUS BABA AU RHUM

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Pas besoin d’être converti pour venir dîner dans cette chapelle à bobos située à proximité de l’Opéra. Un lieu où tu “amen” ta simplicité biblique (tables et chaises en formica) mais trop bruyant pour recueillir les confessions, et trop lumineux pour peloter votre maîtresse sous la table : pas de Boogie Woogie avant la prière du soir.

Le lieu se “prêtre” sans doute mieux à prendre un dernier verre de vin, mais bénissons le dieu Bachus pour que celui-ci soit bon. Donc, après le “béni dit chiqué” : entrées, plats, desserts et des assiettes presque réussies bien qu’un peu osées gustative-ment, velouté de potiron et sorbet au vinaigre balsamique, filet mignon et paillasson d’artichauts, tiramisu aux poires au vin (de messe probablement) et chocolat chaud. C’est bon, mais pas très orthodoxe, et cela n’est pas la croix et la bannière.

Pour accompagner ces nourritures terrestres, vous aurez le choix dans l’opus vinorum, certes concis mais bien fait. Vous pourrez alors boire le calice jusqu’à la lie. Read the rest of this entry »

UNE ECOLE ABYSSALE DE FAUTES

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C’est la décadence d’une école, qui était d’exception, menée par des hommes et des femmes qui sont devenus, à force de l’habitude du peu, des sectaires iconoclastes, qui difforment les jeunes esprits pour leur faire croire que la mode c’est eux, alors que la mode ce sont les autres. Le vêtement, comme dirait Monsieur Pascal Marrand, qui confond exception culturelle à la française et fabricants du Sentier. Preuve à l’appui : voici l’histoire ordinaire ou la chronique d’un échec annoncé, le défilé des médiocres où seuls les professeurs sont jugés et qui apporte au fromage de leur décadence, spontanément enfantée, l’inexorable décoration du sens esthétique.

Le mieux aurait été de ne pas s’en vanter et de ne rien montrer, mais ils sont tellement sûrs de leur condition d’orgueilleux et dévorés d’ambition, qu’ils accueillent à tout de va pour claironner “regarder comme nous sommes”. Laissant leurs élèves de quatrième année montrer leur vêtement plus du défectueux que du merveilleux. Un “an pire” où le royaume du tout va encore plus mal qu’ailleurs. Des élèves qui se prennent pour des “Saint-Laurent” alors que le seul “Saint-Laurent” que je vois ici est le fleuve du même nom de la déconvenue. Read the rest of this entry »

SHUDU SUPERMODEL 3D

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Shudu est le premier top model numérique au monde. Elle n’est pas capable de parler ou d’avoir des exigences de star, ou encore un avis quelconque sur vos produits, mais ne sous-estimez pas son pouvoir. Shubu est virtuelle et fait partie des «digital natives» qui vont beaucoup compter demain. Adieu, harcèlement, au plus grand désespoir des Strauss, qui aimait faire tourner les conquêtes comme du bétail bien docile. On n’est jamais trahi que par les chiens.

En février, un mannequin sud-africain nommé Shudu, rouge à lèvres mat et moelleux, venait de paraître. L’image la montre posant devant une toile de fond orange avec ses mains touchant sa tête, ses ongles manucurés à la perfection. La photo est indéniablement incroyable, et il n’est pas étonnant qu’elle ait été reprise par la marque de maquillage de Rihanna, qui a connu un succès phénoménal.  Comme elle commençait à susciter l’intérêt, une nouvelle incroyable a été découverte: Shudu n’est pas humaine.

“Une robote” trop robot pour être vrai, artificiellement intelligente, également citoyenne saoudienne, est la bienvenue dans la sphère des influenceurs d’Instagram. Read the rest of this entry »

LE LUXE EN TÊTE DE L’EAST

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Les ventes de produits de luxe devraient progresser de 6 à 8 % cette année, tirées notamment par les chinois. L’optimisme est de retour dans le monde du luxe et, d’après les previsions, le secteur devrait connaître cette année une croissance comprise entre 6 et 8 % au niveau mondial. Une nette accélération par rapport à la hausse de 5 % constatée en 2017.

C’est la Chine continentale qui portera cette croissance en 2018. Elle devrait y être comprise entre 20 et 22 %, tandis que le reste des pays d’Asie oscilleront entre 9 et 11 %. Les Etats-Unis profitent de la baisse du dollar et le Canada reste performant, mais l’Amérique latine connaît une dynamique mitigée, l’Europe, elle, est pénalisée par l’euro fort avec une hausse prévue entre 2 et 4 %.

Cette accélération est portée par l’engouement de l’empire du milieu  (18-35 ans) pour le luxe, qui comptent désormais pour 85 % de la croissance de l’industrie, les acheteurs de produits de luxe sont jeunes. Mais communiquer avec les Millennials (un terme qui désigne la génération née entre 1980 et 2000, et plus précisément les 18-34 ans) est un vrai challenge pour les marques. Ces « digital natives », qui ont grandi avec la révolution numérique, ne pensent ni ne consomment comme aucune autre génération avant elle. Read the rest of this entry »

FLORENTINS DE LA FASHION FRANCE

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Pour que tout change et que rien ne change ! C’est la France de la Ve République celle où les fils de famille et gendres des industriels de France payaient les campagnes électorales pour atteindre le plus haut niveau du pouvoir et influencer les lobby pour sauvegarder l’entreprise familiale, créant ainsi des fortunes pour plusieurs générations.

Tous les maux qui rongent notre profession, depuis des lustres, risquent donc de s’aggraver puisque les « dominants » détenteurs du pouvoir financier et médiatique semblent n’avoir plus aucune entrave pour exploiter au maximum les « dominés ». Maintenant, il voudrait même faire taire les plus récalcitrants. Pourtant, certains humanistes viennent enrayer leur machine à fabriquer du malheur. Il faut que tout change pour que rien ne change. C’est le leitmotiv de la Fashion d’aujourd’hui. Tout le monde bouge et tout le monde change mais rien ne change. Les Florentins, cireurs de poulaine du pouvoir, viennent chercher leur obole en courbant l’échine devant les seigneurs du luxe.

C’est la France des privilèges ; celle qui, autrefois, faisait la révolution et qui finissait par couper les têtes, comme une blessure qu’elle s’infligeait volontairement. La Fashion Week de la discrimination, celle qui vous empêche de faire votre métier, adoubant des journalistes de moche au détriment de journalistes de plume, et si vous n’êtes ni homosexuels, ni fils de famille, il vous faudra ramer pour atteindre la rive car cette vague, vous repoussera inlassablement au large du rivage du luxe. Il faut que tout change pour que finalement rien ne change. C’est la Fashion des nec plus ultra, des dandys vieillissants qui croient faire partie de ce monde alors que la mode ce sont les autres. La Fashion des reporters sans matières, plus rapporteurs d’ailleurs que reporters. Read the rest of this entry »

LIPAULT A GOOD TRIP

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Lipault is the latest brand looking to capitalize on the luggage fever sweeping the industry, with a collaboration with Jean Paul Gaultier set to launch in August. Following the success of Rimova, a brand of LVMH, that is a good Idea indeed.

Following a line codesigned with Inès de La Fressange last year, the capsule, which will be distributed in Lipault stores and on the brand’s e-shop as well as in select retailers internationally, marks the second hook-up for the French luggage brand since being acquired by Samsonite Group in 2014.

The Gaultier capsule a first for the couturier, who did bags for his now-shuttered ready-to-wear line but has never before dabbled in luggage is based around a soft suitcase available in three formats that plays on the house’s masculine/feminine and innerwear/outerwear codes. It has a sober patchwork of pin-striped wool and nylon on the outside and, on the inside, a contrasting pink satin corset to hold items in place. The line includes a range of leather goods and small accessories. Prices range from 69 euros for a toiletry bag to 269 euros for the large suitcase. Read the rest of this entry »

SI LE PARFUM M’ÉTAIT CONTÉ

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Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir comme une valse mélancolique et dans un langoureux vertige ! L’importance du parfum dans l’imaginaire de la sensualité n’a eu de cesse de croître. Dans l’antiquité, la Déesse Aphrodite était associée aux parfums. Les légendes racontent même que son huile de rose lui permettait de séduire ses amants. Aujourd’hui, en France, il se vend 152 000 flacons de parfums par jour, soit un peu plus d’un flacon par seconde, c’est la sensualité à portée de main.

Je souhaite vous parler d’un maître, un sculpteur de succès, un grand designer de contenus et qui a créé, à lui seul, plus de maisons sur la planète que Martin Bouygues. Ses succès tels que le ‘Flower de Kenzo’ a permis de façonner le monde de la parfumerie pendant plus de 50 ans. Aujourd’hui, âgé de plus de 80 printemps, il continue à travailler sans relâche pour imposer son style inimitable et, pourtant, souvent imité. Et, je ne parle pas des marketeurs qui viennent visiter ses bureaux et repartent comme des voleurs avec ses idées pour briller dans leurs réunions de marketing, habituellement plate d’idées, comme une réforme de l’Assemblée Nationale.

Avec « Flower de Kenzo », il a fait du couturier l’un des hommes les plus connus de la planète. Les bons créateurs sont comme une source de jouvence qui ne se tarie jamais. Malgré son âge, il garde un regard jeune sur notre monde et, avec Franck Sorbier, c’est l’un de mes créateurs préférés. Read the rest of this entry »